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Amsterdam hors des canaux battus

Avertissement préalable : vous voyez le genre de personne vissée à son appareil photo, en particulier en vacances, qui immortalise chaque moment, jusqu’à prendre un cliché des toilettes des restaus ?

 

Bon, hé bien ce n’est pas vraiment moi – et je plaide coupable, je n’ai pas de smartphone pour pallier partiellement cette flemme photo ! Alors d’avance, je m’excuse, mais ce billet ne ressemblera pas vraiment à ce qu’on trouve sur certains blogs de bonnes adresses, avalanche de belles images à la clef.

 

Donc, Amsterdam, en un week-end.

Au niveau de l’hébergement, j’ai préféré opter pour la chambre chez l’habitant via Airbnb. Il faut dire que la plupart des hôtels « bon marché » (comptez quand même minimum 80 euros pour une chambre double avec sanitaires privés) ont une politique de réservation plutôt enquiquinante, soit qu’il faille réserver trois nuits ou les nuits du samedi et du dimanche.

 

Nous avons donc passé deux nuits dans une charmante famille à iJburg, un grand quartier résidentiel et familial situé sur une île artificielle, remarquable par son architecture contemporaine et ses friches, qui en font un ensemble urbanistique aussi intéressant qu’agréable – belle météo oblige, on a même pu aller à la plage !

L’île est à dix minutes du centre-ville avec le tramway.

 

Pour une autre expérience architecturale, l’Entrepotdok à l’Est de la ville devrait également vous satisfaire – il s’agit d’un canal bordé d’entrepôts reconvertis en logements et bureaux.

D’une manière générale, se promener à l’Est permet d’échapper au tumulte du centre-ville et s’avère très plaisant. Si vous poussez un peu, vous pourrez vous relaxer dans l’Oosterpark et boire une bière dans la brasserie artisanale au pied du moulin De Gooyer.

 

Bien sûr, nous avons aussi arpenté le centre-ville et le quartier rouge ! Le pittoresque (indéniable !) de ce dernier est tout de même à mon avis un peu terni par les hordes de touristes bruyants et passablement intoxiqués, sans oublier les cyclistes sans pitié qui vous frôlent les gambettes à chaque seconde, avec plus ou moins d’élégance. En un mot, c’est aussi rigolo que lassant et potentiellement étouffant.

Au rang des passages obligés, nous avons bien sûr tenu à faire le Rijksmuseum, qui attire des millions de touristes notamment grâce à ses Rembrandt (la Ronde de Nuit, c’est un peu la Mona Lisa d’Amsterdam) et ses Vermeer, mais qui réserve plein d’autres bonnes surprises, avec un petit côté Victoria&Albert Museum (entendre par là, des galeries qui font la part belle à la vaisselle, aux bijoux, et même aux maisons de poupées) et un étage consacré au 19e siècle de très bonne tenue (j’ai pu notamment y découvrir Isaac Israëls).

 

Et bien sûr, le Jordaan, ses canaux, ses petites, ses petits cafés, constitue également une chouette escapade dans le cœur de ville.

 

Petit précis amstelledamois à l’usage des noobs :

– Les musées sont très chers pour l’accès aux collections permanentes. Comptez environ 15 euros le tarif plein. Il existe un pass, Iamsterdam, à 40 euros, encore faut-il être sûr de l’amortir (la météo a vraiment eu raison de nos escapades musées).

– Niveau restaurants, j’ai été déçue ; il faut savoir que la plupart des restaurants sont tout bonnement fermés le midi (là où les prix peuvent être avantageux, y compris dans les bonnes enseignes). Les locaux se rabattent alors sur les brasseries /eetcafés, qui ne sont pas forcément bon marché.

Reste le Chinatown, à deux pas du Quartier rouge, qui dépanne drôlement : notre cantine pour ces deux jours a été un petit restau indonésien (LA cuisine exotique hollandaise), le Bunga Mawar. Petite carte, fait-maison, petits prix !

*Dans le même ordre d’idée, sachez qu’on ne demande pas d’eau en carafe aux Pays-Bas.

 

 

Alors, Areyoumsterdam ?

Tricoter à Amsterdam

Bonjour, bonjour – ou plutôt Hallo devrais-je dire, en souvenir du week-end que je viens juste de passer à Amsterdam avec mon amoureux.

Les temps forts de ce merveilleux interlude hollandais figureront dans un prochain article, mais pour l’heure je voulais rédiger un billet à l’intention des tricoteuses qui voudraient mettre le cap sur cette capitale.

 

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Je précise que ça a déjà été fait, et de manière bien plus exhaustive que ce que je m’apprête à rédiger, donc pour l’annexe tricot du Routard, vous pouvez jeter un œil à cet article du blog Evelyne Spirou.

 

Il y a deux boutiques de laine à Amsterdam, je n’en ai visité qu’une, Penelope Craft, située dans une très belle rue, tranquille et ombragée (Kerstraat 117), à deux pas du Rijks – parfait pour se faire plaisir après une excursion culturelle.

 

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La boutique propose une grande gamme de superbes laines, des plus locales (j’y reviens tout de suite) au plus superstars (Madelintosh, Cascade). Le tout dans cette déco qui caractérise les jolies boutiques de laines indé, très épurée, un brin scandinave, peuplée de beaux plaids et autres amigurumis mignons.

Mention spéciale à la petite pancarte qui précise « Unattented partners will get a beer and free WiFi » – mais Mister Republic a eu trop peur de pénétrer cette antre de la laine et a attendu gentiment dehors le temps que je fasse mon casse !

 

Dans mon panier, il y avait donc :

– Deux écheveaux de laine teints à la main Loret Karman, des produits locaux hollandais ! Malheureusement, je n’ai pas pu mettre la main sur sa petite série de Dutch Palette, des écheveaux teintés d’après des toiles de grands maîtres hollandais.

J’ai choisi des couleurs unisexe, avec peut-être une écharpe en vue qui servirait à l’homme et moi pour nous rappeler le séjour !

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– Et le petit craquage qui va bien, un écheveau de soie tweedée BC Garn, une marque danoise cette fois que je n’avais jamais rencontrée au cours de mes emplettes tricotesques !

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C’est également dans cette boutique que se déroule un tricothé le jeudi !

L’autre boutique s’appelle De Afstap, je n’y ai donc pas été mais j’ai lu qu’elle proposait les laines Loret Karman en plus d’une grosse sélection de fils Rowan. Elle est située à deux pas du joli quartier Jordaan.

 

…Comment ça c’est pas de la laine qu’il faut rapporter d’Amsterdam !?