J’ai testé la teinture alimentaire pour laine

J’ai un tricot fini à vous montrer (Hallelujah) mais avant je voulais vous parler de mes petites expérimentations du week-end.

 

teinture

 

 

Ces derniers temps, je me penche pas mal sur tous les aspects de la laine pré-tricot (histoire que ce blog porte bien son nom) : cela implique la teinture, le cardage et bien sûr le filage, dont j’aurai l’occasion de vous reparler très vite !

 

J’ai d’abord regardé du côté de la teinture : après tout, la couleur d’une pelote/écheveau est un élément déterminant quand on se retrouve lâché dans une boutique de laine, qu’on soit plutôt attiré par le pastel, néon, fini châtoyant ou multicolore…

Pour un premier essai, je voulais commencer mollo et endommager le moins possible mon labo (= ma cuisine) et mon porte-monnaie.

Renseignements pris ici et là, j’ai vu qu’il existait un produit magique pour teindre laines et textiles : le Kool Aid.

 

 

 

 

 

 

 

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Pour contextualiser, le Kool Aid c’est un peu le cousin du disparu Tang : une poudre à diluer dans l’eau pour concocter un breuvage hautement coloré, hautement chimique, hautement aromatisé (MAIS pas sucré, il existe une version présucrée mais elle ne fonctionne pas pour la teinture).

 

Les propriétés de cette poudre sont des pigments intenses et une forte concentration en acide citrique (la même que dans les fruits, pas de panique !) qui rend facultatif l’ajout de vinaigre ou autre mordant pour la réalisation d’une teinture…

Bref, du Kool Aid et c’est tout. Idéal pour faire ça avec des enfants ou si vous avez comme moi deux mains gauches palmées !

 

La marche à suivre est elle aussi très simple si vous respectez quelques principes de base : la teinture ne prend que sur des fibres animales (pas de lin/coton, pas de synthétique), tout se fait sous forme d’écheveau et non de pelote, on peut tout fait faire chauffer de la laine à forte température, ce qui fait feutrer la fibre c’est le choc thermique, donc attention aux variations de température de votre eau !

 

Pour le reste :

1. Nettoyer brièvement votre écheveau dans de l’eau à température ambiante avec un peu de produit vaisselle ou de shampooing à laine

2. Pendant que la laine trempe, préparez votre mixture eau tiède-Kool Aid (ou vos mixtures si vous voulez partir comme moi sur un dégradé de couleurs), vous trouverez des nuanciers sur le Net mais vous pouvez aussi improviser ! Mon erreur a été de mettre un paquet orange avec un paquet de jaune pensant obtenir un jaune foncé, mais en réalité le coloris orange prend le dessus (dommage, ce n’est pas vraiment ma couleur).

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(Le jaune en arrière plan a été obtenu avec du curcuma – et du vinaigre d’alcool pour fixer) – je l’ai utilisé pour une pelote marron/blanc/jaune

 

Mettez vos casseroles à chauffer sur les plaques à feux moyens, en vous assurant que la teinture prenne partout. Le liquide doit être porté quasiment à ébullition. Laissez reposer et surveillez : vous verrez que votre eau devient progressivement claire (à gauche de la photo).

Quand toute la teinture a été absorbé et que l’eau est à température ambiante, rincez et faites sécher !

Il n’y a plus qu’à mettre en pelotes et à tricoter !

 

 

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Vous pouvez retrouver plus de photos sur la page Facebook du blog (elle existe, autant qu’elle serve), avec mes prochains essais teinture !

Il existe beaucoup de techniques et de possibilités. Si vous êtes intéressé, je vous renvoie à ce tuto en Français sur le site In the Loop ! Et pour vous montrer l’ampleur du phénomène, rendez-vous sur le groupe Ravelry What a Kool Way to Dye !

 

Je crois que vous pouvez vous lancer… Ah non, j’oubliais ! Difficile de trouver du Kool Aid dans des boutiques françaises, à part dans des épiceries américaines, mais on le trouve en ligne et, si vous devez traverser la Manche bientôt, il est en vente dans les Tesco !

 

N’hésitez pas à poser vos questions et à partager vos expériences de teinture !

Manchester sous toutes ses coutures

En ce moment, le moins qu’on puisse dire c’est que j’ai un peu la bougeotte : le week-dernier, j’ai sauté dans un train, direction Manchester, où je n’étais jamais allée.

Bon, la raison principale de ce petit voyage était un concert de Nine Inch Nails (oui c’était fort sympathique, merci !) mais j’en ai profité pour faire également 48 heures de tourisme.

 

Préambule :

Manchester est de taille suffisamment modeste pour parcourir la ville à pied et en voir les principales attractions.

Corollaire : ne mettez pas un orteil dans cette ville sans un bon parapluie et des souliers qui ne craignent pas la pluie. Vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenus.

Plus sérieusement, la ville n’est pas d’abord facile, entendez par là que je ne peux pas la décrire comme une belle ville, à l’inverse d’Oxford par exemple. L’ancien (très belles façades industrielles) et le très nouveau (et parfois très pas beau) s’y entremêlent avec plus ou moins de bonheur – néanmoins une énergie très intéressante se dégage de l’ensemble, et beaucoup de quartiers ont beaucoup de surprises à offrir.

Idées promenades et shopping

LE coin sympa de Manchester reste le Northern Quarter, cet ancien quartier industriel regorgeant désormais de cafés sympas, de charity shops et de petites boutiques.

Deux endroits ont attiré mon attention : le Craft Centre, un joli bâtiment (verrière) abritant un ensemble de studios occupés par des artistes vendant leur créations fait-main : bijoux, céramique, tricot… Le tout à des prix vraiment honnêtes (les bijoux étaient de l’ordre de 20£). En prime, un petit café sympa !

Pour les tricoteuses et crocheteuses, direction Port Street, où vous trouverez Purl Yarn City, une jolie boutique pleine de laines locales et de marques plus connues. J’ai craqué pour un mélange laine/alpaga du Yorkshire (et d’autres trucs encore, mais je vous en reparle très vite).

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Bien sûr, pour des virées shopping plus conventionnelles, vous trouverez un Primark massif sur Market Street, à quelques encâblures du Arndale Shopping Centre – ne vous inquiétez pas, il doit faire à peu près un huitième de la ville, vous ne pourrez pas le manquer !

Les pauses culture

Les musées de Manchester ont pour la plupart l’avantage d’être : gratuits – et ce même pour les expositions temporaires – et family-friendly, comme on dit en bon français, avec moult activités pour les enfants.

Mon trio gagnant :

Le MOSI, musée de l’industrie et sa  galerie du textile, où l’on voit les vieilles machines des manufactures textile à l’œuvre, mais également tout le processus et les objets liés à la commercialisation et à l’export, sans oublier un exposé sur des aspects spécifiques du textile comme la teinture. Il plaira beaucoup aux enfants !

La John Ryland’s Library, une formidable bibliothèque aux allures de cathédrale, qui organise très souvent des événements et expos pour dynamiser le lieu. Pour vous donner une idée, lorsque j’y étais, il y avait une après-midi tea party des années 1940, avec scones et cours de danse à la clef (en marge d’une exposition sur la guerre).

Le  People’s History Museum, qui est en réalité un musée de l’histoire des luttes sociales, avant la Seconde guerre mondiale (révoltes dans le monde industriel, syndicalisme, suffrage des femmes) et après (droits des femmes/gays, sécurité sociale et Etat-Providence). La muséographie peut sembler un peu brouillon (et assez sombre) parfois mais se veut pédagogique – les préadolescents et les ados y trouveront probablement plus leur compte que de très jeunes enfants.

(Bon, il y a un musée du football aussi, mais même en me forçant j’ai du mal à faire semblant de m’y intéressant, même pour faire couleur locale et me soûler dans un pub).

Et s’il pleut vraiment trop fort ?

Vous pourriez avoir envie de vous faire une toile !

Deux options : une « art et essai », Cornerhouse, sur Oxford Street – tickets à petits prix et bonne ambiance !

Si vous êtes plutôt tenté par un gros blockbuster qui tache, direction The Printworks, situé sur un ancien site industriel. Néon, Hardrock Café et cocottes en mode Enterrement de vie de jeune fille, ça n’est pas du meilleur goût, mais c’es assez rigolo !

 

(photo trouvée sur le Net)

Une petite faim ?

J’ai déjeuné au Marble Arch, à quelques minutes de marche du Northern Quarter – cuisine de pub savoureuse et bières artisanales (qu’on peut également boire dans un bar du Northern).

La ville possède également un Chinatown conséquent où vous pourriez trouver votre bonheur !

 

Pour le logement, j’ai dormi deux nuits en auberge de jeunesse en plein Northern Quarter, Hatters, aux dortoirs propres et fonctionnels, petit-déjeuner inclus et pas mal d’espaces communs. C’est l’option petit budget !

 

 

N’hésitez pas à partager vos expériences de Manchester ici ! J’étais très contente d’y passer deux jours !

Amsterdam hors des canaux battus

Avertissement préalable : vous voyez le genre de personne vissée à son appareil photo, en particulier en vacances, qui immortalise chaque moment, jusqu’à prendre un cliché des toilettes des restaus ?

 

Bon, hé bien ce n’est pas vraiment moi – et je plaide coupable, je n’ai pas de smartphone pour pallier partiellement cette flemme photo ! Alors d’avance, je m’excuse, mais ce billet ne ressemblera pas vraiment à ce qu’on trouve sur certains blogs de bonnes adresses, avalanche de belles images à la clef.

 

Donc, Amsterdam, en un week-end.

Au niveau de l’hébergement, j’ai préféré opter pour la chambre chez l’habitant via Airbnb. Il faut dire que la plupart des hôtels « bon marché » (comptez quand même minimum 80 euros pour une chambre double avec sanitaires privés) ont une politique de réservation plutôt enquiquinante, soit qu’il faille réserver trois nuits ou les nuits du samedi et du dimanche.

 

Nous avons donc passé deux nuits dans une charmante famille à iJburg, un grand quartier résidentiel et familial situé sur une île artificielle, remarquable par son architecture contemporaine et ses friches, qui en font un ensemble urbanistique aussi intéressant qu’agréable – belle météo oblige, on a même pu aller à la plage !

L’île est à dix minutes du centre-ville avec le tramway.

 

Pour une autre expérience architecturale, l’Entrepotdok à l’Est de la ville devrait également vous satisfaire – il s’agit d’un canal bordé d’entrepôts reconvertis en logements et bureaux.

D’une manière générale, se promener à l’Est permet d’échapper au tumulte du centre-ville et s’avère très plaisant. Si vous poussez un peu, vous pourrez vous relaxer dans l’Oosterpark et boire une bière dans la brasserie artisanale au pied du moulin De Gooyer.

 

Bien sûr, nous avons aussi arpenté le centre-ville et le quartier rouge ! Le pittoresque (indéniable !) de ce dernier est tout de même à mon avis un peu terni par les hordes de touristes bruyants et passablement intoxiqués, sans oublier les cyclistes sans pitié qui vous frôlent les gambettes à chaque seconde, avec plus ou moins d’élégance. En un mot, c’est aussi rigolo que lassant et potentiellement étouffant.

Au rang des passages obligés, nous avons bien sûr tenu à faire le Rijksmuseum, qui attire des millions de touristes notamment grâce à ses Rembrandt (la Ronde de Nuit, c’est un peu la Mona Lisa d’Amsterdam) et ses Vermeer, mais qui réserve plein d’autres bonnes surprises, avec un petit côté Victoria&Albert Museum (entendre par là, des galeries qui font la part belle à la vaisselle, aux bijoux, et même aux maisons de poupées) et un étage consacré au 19e siècle de très bonne tenue (j’ai pu notamment y découvrir Isaac Israëls).

 

Et bien sûr, le Jordaan, ses canaux, ses petites, ses petits cafés, constitue également une chouette escapade dans le cœur de ville.

 

Petit précis amstelledamois à l’usage des noobs :

– Les musées sont très chers pour l’accès aux collections permanentes. Comptez environ 15 euros le tarif plein. Il existe un pass, Iamsterdam, à 40 euros, encore faut-il être sûr de l’amortir (la météo a vraiment eu raison de nos escapades musées).

– Niveau restaurants, j’ai été déçue ; il faut savoir que la plupart des restaurants sont tout bonnement fermés le midi (là où les prix peuvent être avantageux, y compris dans les bonnes enseignes). Les locaux se rabattent alors sur les brasseries /eetcafés, qui ne sont pas forcément bon marché.

Reste le Chinatown, à deux pas du Quartier rouge, qui dépanne drôlement : notre cantine pour ces deux jours a été un petit restau indonésien (LA cuisine exotique hollandaise), le Bunga Mawar. Petite carte, fait-maison, petits prix !

*Dans le même ordre d’idée, sachez qu’on ne demande pas d’eau en carafe aux Pays-Bas.

 

 

Alors, Areyoumsterdam ?

Tricoter à Amsterdam

Bonjour, bonjour – ou plutôt Hallo devrais-je dire, en souvenir du week-end que je viens juste de passer à Amsterdam avec mon amoureux.

Les temps forts de ce merveilleux interlude hollandais figureront dans un prochain article, mais pour l’heure je voulais rédiger un billet à l’intention des tricoteuses qui voudraient mettre le cap sur cette capitale.

 

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Je précise que ça a déjà été fait, et de manière bien plus exhaustive que ce que je m’apprête à rédiger, donc pour l’annexe tricot du Routard, vous pouvez jeter un œil à cet article du blog Evelyne Spirou.

 

Il y a deux boutiques de laine à Amsterdam, je n’en ai visité qu’une, Penelope Craft, située dans une très belle rue, tranquille et ombragée (Kerstraat 117), à deux pas du Rijks – parfait pour se faire plaisir après une excursion culturelle.

 

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La boutique propose une grande gamme de superbes laines, des plus locales (j’y reviens tout de suite) au plus superstars (Madelintosh, Cascade). Le tout dans cette déco qui caractérise les jolies boutiques de laines indé, très épurée, un brin scandinave, peuplée de beaux plaids et autres amigurumis mignons.

Mention spéciale à la petite pancarte qui précise « Unattented partners will get a beer and free WiFi » – mais Mister Republic a eu trop peur de pénétrer cette antre de la laine et a attendu gentiment dehors le temps que je fasse mon casse !

 

Dans mon panier, il y avait donc :

– Deux écheveaux de laine teints à la main Loret Karman, des produits locaux hollandais ! Malheureusement, je n’ai pas pu mettre la main sur sa petite série de Dutch Palette, des écheveaux teintés d’après des toiles de grands maîtres hollandais.

J’ai choisi des couleurs unisexe, avec peut-être une écharpe en vue qui servirait à l’homme et moi pour nous rappeler le séjour !

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– Et le petit craquage qui va bien, un écheveau de soie tweedée BC Garn, une marque danoise cette fois que je n’avais jamais rencontrée au cours de mes emplettes tricotesques !

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C’est également dans cette boutique que se déroule un tricothé le jeudi !

L’autre boutique s’appelle De Afstap, je n’y ai donc pas été mais j’ai lu qu’elle proposait les laines Loret Karman en plus d’une grosse sélection de fils Rowan. Elle est située à deux pas du joli quartier Jordaan.

 

…Comment ça c’est pas de la laine qu’il faut rapporter d’Amsterdam !?

De la liquidation des restes de laine

Bonjour, bonjour ! Pardon de cette petite absence en ces lieux, non seulement j’ai eu des semaines largement remplies, mais en outre les deux projets tricot qui m’occupent en ce moment sont plutôt longs et fastidieux (jugez plutôt : l’un est composé uniquement de côtes, l’autre de carrés granny).

J’espère revenir vite avec des petites créations à vous montrer, mais aujourd’hui, et pour être dans la continuité de l’article précédent et vous parler de cuisine… en quelque sorte.

 

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Car aux fourneaux comme au tricot, il ne suffit pas d’être un as dans la réalisation de projets d’envergure, il faut également savoir accomoder les restes.

 

Toute tricoteuse, crocheteuse, et même couturière qui se respecte est en permanence confrontée à ce problème : la nécessité impérieuse de vider les stocks, d’écouler les restes, en un mot de faire place nette et de lutter contre l’accumulationite aiguë qui chaque jour la guette un peu plus.

 

Pourquoi des restes de laine ?

Deux explications majeures expliquent ce phénomène de fond. La première, la plus évidente, est qu’il est impossible, tout matheux qu’on soit, de prévoir au 10 cm près la quantité exacte de laine nécessaire pour un projet. Quand bien même ce serait le cas, la laine étant conditionnée sous certains formats bien précis, il n’est pas rare que le moindre bonnet requière d’acheter deux pelotes pour n’utiliser qu’une infime partie de la seconde.

Sauf qu’en plus de cette fatalité tricotine, l’accro des aiguilles aggrave bien souvent son cas à coup d’achats compulsifs de pelote orpheline, qui une fois sur nos étagère a bien du mal à se transformer en projet satisfaisant.

 

Alors que faire ? Que faiiiire ?

Se laisser ensevelir par des demies-pelotes et des écheveaux entamés aux trois quarts ? Non, ma bonne dame ! Des solutions s’impose en matière de liquidation des stocks, ou stashbusting en bon français.

 

a) Les carrés au crochet ! Si vous suivez les blogs tricots, vous avez dû remarquer que beaucoup de tricoteuses s’embarquent dans des défis granny : on prend ses restes, on fait des carrés, toujours des carrés, et… Et après ? Ces carrés se transforment en plaids, en sacs, en tops, en sous-verre ou en housses de coussins !

 

 

Alors c’est sûr, il vaut mieux ne pas être rebuté par l’esprit vintage, les réminiscences du salon de mémé, bref la déco rétro voire un peu gypsy.

 

b) La layette : avec une quasi-pelote, on peut aisément concoter des petits chaussons ou un petit bonnet pour bébés, qui rechignent peu au look bigarré.

 

c) Les amigurumis : si les petites figurines au tricot/crochet exigent souvent une couleur précise pour le corps (couleur chair ou de pelage pour les animaux), dès qu’on décide de leur coller des petits vêtements, on peut se lâcher : le bureau des plaintes du tricot n’a pas encore enregistré de main courante venant de poupée ulcérée d’être vêtue d’un pull orange et violet !

* Fonctionne aussi pour rhabiller les peluches des enfants de votre entourage.

 

d) De manière générale, les accessoires pour lesquelles vous n’exigez pas une harmonie chromatique nickel : les chaussons pour rester à la maison, le bandeau qui tient vos cheveux quand vous faites de la gym ou que vous appliquez votre masque de beauté argile/œuf/yaourt/porridge.

 

Et pour les plus ambitieux, j’ai dégoté ce genre de projets

 

Leftovers cowl – sur Ravelry

D’autres suggestions ?

Bon dimanche à vous !

Twister la robe à mémé

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Quand j’ai vu cette robe (à gauche) dans une de mes friperies préférées à Oxford (Reign Wear pour ne pas la citer), je n’ai pas su résister.

 

Et puis, le coup de tête passé, j’ai enfin aperçu la longueur incertaine, la ceinture blanche en plastique toute fine et pas pratique, et surtout, surtout, le haut type petite chemise de pensionnaire, avec combo col claudine et manches longues.

 

Restait que l’étoffe me plaisait bien, que c’était une plissée-soleil (que les magazines de mode ont eu le génie de remettre à la mode il y a quoi, deux ans ?) et qu’elle avais des pois !! Alors j’ai lancé une menue opération de sauvetage pour redonner un coup de jeune à cette robe.

 

Le problème, c’est que moi et à la couture… C’est pas la cata, mais c’est pas l’amour fou non plus, la preuve avec ce petit mème que j’ai concocté il y a quelques jours :

 

 

 

 

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Pour faire vite, n’ayant pas sous la main les petites souris de Cendrillon, j’ai dû compter sur ma fidèle Jacqueline, une Janome Green qui fait très bien son boulot, quoique pas mal au chômage technique depuis que je suis en Angleterre.

 

Après quelques sueurs froides, j’ai considérablement raccourci la robe pour une longueur genou, raboté les manches pour leur rajouter un biais rouge et les froncer (trèèès) légèrement et surtout, surtout, j’ai viré la ceinture affreuse, fait des passants plus gros à partir des chutes de tissu et j’ai cousu une ceinture rouge à partir d’une cotonnade Eurodif (le malheur des Parisiens que de ne parfois seulement pas connaître le mot Eurodif !).

 

Le résultat est loin d’être nickel, mais au moins ma robe est bien plus portable et, joie, assortie à mes Chie Mihara rouges improbables, comme tout droit sorties d’un Almodovar –  décrochées à la baïonette lors d’une enchère ebay.

 

Alors que demander de plus ? Une photo portée ? Alors, attention, ce qui va suivre a une très haute teneur en sexisme désuet, âmes modernes s’abstenir :

 

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Comme dirait Eric Zemmour « C’est pas ma faute, c’est la robe ».

La revue de presse du tricot (Radio)

Le tricot, véritable phénomène de mode (sisi !), s’invite parfois dans les médias avec plus ou moins de bonheur.

Je vous propose deux émissions de radio qui traitent intelligemment de ce passe-temps, une anglaise et une française.

 

Source : new.wesufm.org

 

Côté britannique, la BBC 4 (l’équivalent de France Culture) a consacré une émission de trente minutes au tricot : origine, idées reçues, projets les plus fous (le tricot en prison,…). Le tout avec des intervenants de qualité et de super interludes musicaux !

Si vous avez envie de vous cultiver sur le tricot et de faire un peu d’anglais, c’est par .

 

 

Côté français, c’est plus léger mais tout aussi savoureux. La série de France Culture « Les Pieds sur Terre », qui élabore toujours des mini-reportages sur des sujets souvent loufoques, a suivi le tricothé d’un PMU bien rural.

 

knithacker.com

Pour écouter les tricoteuses du Chambon-sur-Lignon, c’est ici.

Tricoter au masculin

Pour honorer ce mois d’avril destiné à sensibiliser l’opinion aux cancers dits masculin (rappel ici)(au passage je n’ai toujours reçu aucun des beaux pénis que vous avez tricotés mesdames, j’espère que ce n’est qu’un retard de la Poste), je vous propose de lancer un sujet-choc : les hommes qui tricotent dans la culture populaire.

Pour vous, j’ai mené l’enquête :

Le plus poilu :

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Gromit (je ne pouvais pas ne pas honorer mon pays d’accueil)

Le plus testostéroné

Russell Crowe

Le plus sexy (in-con-tes-ta-ble-ment) (probablement le plus promo aussi)

Paul Rudd (il fait chaud là, non ??)

Le plus gênant


Chris Parnel (à droite)l, dans Cinq ans de réflexion (que je recommande à tous ceux qui ne l’ont pas vu !)

Le plus excentrique


Gene Simmons (Kiss) ? En fait non, une vieille pub pour des chaîne hi-fi !

Le plus authentique


David Arquette

Le plus insaisissable :


Ryan Gosling, le beau gosse qu’on ne présente plus, a déclaré à de nombreuses reprises aimer tricoter (probablement un pan de son éducation mormone). Problème : aucun cliché de notre acteur fétiche la main dans le sac (à ouvrage) n’est disponible. Cela n’a pas empêché l’imagination des internautes de galoper et de développer un véritable un mème Internet autour de la passion de Ryan pour ses aiguilles. Morceaux choisis (et traduits)

« Je me suis aperçu qu’un de tes écheveaux n’avait pas le bon bain, alors j’ai été t’en prendre un autre.

Laisse-moi bobiner cet écheveau pour toi, comme ça tu peux commencer ton prochain tricot !

LE SAVIEZ-VOUS ? Pour l’anecdote, seuls les hommes étaient autorisés à tricoter dans les guildes.

Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les indiquer en commentaire pour étoffer la liste.

Sur mes aiguilles (à feutrer) : Gaspard

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J’ai récidivé à domicile pour apprivoiser le feutrage de la laine – ou laine cardée , après une petite virée à Pain d’Epices.

 

J’ai essayé le feutrage à partir de la laine de mouton simple et non pas de mouton mérinos – elle feutre et s’agglomère bien plus vite, mais pour un toucher plus sec et bien plus duveteux (donc potentiellement moins précis pour les détails).

C’est à chacun(e) d’aviser en fonction de son projet et du rendu qu’il préfère !

 

Et pourquoi Gaspard ? Donner des prénoms humains à des animaux est chez moi et mon amoureux plus qu’une passion, c’est un sacerdoce ! Le baptême de ce petit ours s’est vite imposé !

 

Et en bonus, une photo du making of que j’avais postée sur FB :

 

Bon, je pense avoir obtenu mon flocon de laine ès « Feutrage à l’aiguille », pour le DUT construction d’igloo on repassera par contre !

 

Bon dimanche à tous !

Le bonnet de Gwen Stacy – traduction du modèle en français

Un des premiers tricots que j’avais posté ici était un cadeau, le bonnet de Gwen Stacy tel qu’on peut le voir dans The Amazing Spider-Man.

Piqûre de rappel :

 

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Plusieurs versions de ce bonnet, dont le modèle est disponible gratuitement à cette adresse, ont essaimé sur la Toile, mais finalement assez peu en comparaison d’autres poids lourds de la faction « Films pour midinette et tricot », composée entre autres des mouffles de Bella que vous apercevez sur cette photo ou encore du bonnet Hermione Granger que j’ai repéré de nombreuses fois.

 

C’est peut-être dû au fait que le modèle n’est disponible qu’en anglais puisque l’idée de cumuler torsades, jetés, diminutions et noppes dans la langue de Shakespeare peut faire un peu peur pour ceux et celles qui n’ont jamais tricoté dans cette langue.

 

Suite à quelques demandes reçues sur ce blog et ailleurs, j’ai donc décidé de traduire le modèle en français.

 

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Il est donc désormais disponible, et cela peut être une bonne nouvelle pour vous si :

– Ce modèle vous plaît mais vous ne voulez pas tricoter en anglais

– Ce modèle vous plaît et vous voulez gentiment vous mettre au tricot en anglais, dans ce cas vous pourrez vous lancer avec les deux versions sous les yeux pour vous habituer.

– Ce modèle vous plaît mais vous ne savez pas tricoter du tout, par contre votre tante/maman/mamie se débrouille très bien, mais en français uniquement.

 

Pour l’obtenir, contactez-moi via le formulaire de contact, pour l’instant. J’ai sollicité plusieurs fois l’auteure du patron en anglais via Ravelry pour lui demander une autorisation, qui ne m’a jamais répondu. Puisque le patron est gratuit, je ne pense pas outrepasser ses droits en vous proposant de me contacter pour quelque chose qu’elle ne propose pas, à savoir la version française de ce patron. Je ne le mets en revanche pas totalement en libre accès, en attendant de voir si elle finit par me répondre.

 

Alors bon tricot, vous pouvez désormais innonder la blogosphère de ce bonnet, sauce bleu-blanc-rouge !

 

Psst : et pour les étourdis, vous pouvez désormez retrouver le blog sur les réseaux sociaux – pour papoter achats de matériel, photos de making of, bons plans et autres événements. Cliquez sur les icônes en haut à droite !