Tricot

Apprendre le tricot à un enfant #crashtest

Coucou la compagnie !

Un petit post de vacances pour vous relater une expérience de vacances : apprendre le tricot à une enfant.

La plupart des tricoteurs auxquels j’ai pu parler me racontent souvent qu’ils ont appris le tricot marmot, la plupart du temps avec leur mamie – de là, certains ont accroché et continué, d’autres ont laissé tomber plusieurs années avant que le démon ne les reprenne.

Il faut dire que le tricot d’il y a quelques décennies n’a plus grand-chose à voir avec le tricot tel qu’il se pratique aujourd’hui chez les jeunes.

Quand ma mamie a tenté de m’apprendre le tricot, il fallait en passer par l’écharpe au point mousse en acrylique rouge, sur du matériel pas toujours adapté du reste. Le découragement était alors aisé.

Aujourd’hui, on peut employer des méthodes plus sympas, mais la difficulté principale demeure : un enfant, ça se lasse vite.

Mon cobaye ces derniers jours était une petite fille de sept ans, très gentille et toujours prête à tester des nouveaux trucs, surtout avec les adultes.

Elle et moi avons un long passif de loisirs créatifs : perles, pâte polymère, dessins, collage de serviettes en papier et j’en passe.

Pour le tricot, j’avais quelques idées sur la manière de m’y prendre :

LE MATERIEL

Bon, sur la laine à choisir, on se met vite d’accord sur de l’acrylique à deux sous, de préférence des restes. On essaie de trouver une couleur qui plaît, qualité Sport pour que ça monte vite sans être trop délicat à manier.

Pour les aiguilles, Addi fabrique des aiguilles pour enfants colorées, à la taille adaptée. L’avantage c’est qu’une paire d’aiguilles a deux couleurs différentes, ce qui constitue un repère non négligeable au début. Si on ne peut pas se procurer ces aiguilles, l’idée d’une paire bicolore me paraît vraiment adaptée.

Vient ensuite la question du projet à lancer, qui pour des raisons évidentes doit effectivement tabler sur un rectangle au point mousse.

L’écharpe me semble vraiment un tricot trop long d’emblée.

Autres options : écharpe pour un doudou, headband pour l’enfant/pour un doudou.

Personnellement, j’ai opté pour plus riquiqui encore pour commencer les bases du tricot tout en ayant un mini-projet à a clef et non pas un simple échantillon à détricoter : le nœud papillon ! 

8 mailles, un rectangle au point mousse, un fil enroulé au centre et hop là ! Un petit nœud à mettre sur un sac, sur une barrette ou autre.

Photo du 15-08-14 à 12.27

On a même été plus loin à vrai dire puisque on a ensuite tricoté à quatre mains une mini-besace sur laquelle mettre les nœuds.

Mode d’emploi :

– monter 20 mailles sur deux paires d’aiguilles  et tricoter deux carrés au point mousse.

– Puis, continuer quelques rangs sur un des carrés, en diminuant ensuite d’une maille tous les rangs jusqu’à ce qu’il reste six mailles sur l’aiguilles.

Ne pas oublier de coudre un bouton et de faire quelques mailles serrées au crochet pour faire une boutonnière !

Pour la bandoulière, j’ai simplement utilisé de longs brins de laine que j’ai tressés.

A ce stade, votre serviteur se sent trop bête car elle a oublié de prendre ledit sac en photo avant que la petite ne reparte.

Heureusement, les outils informatiques font aujourd’hui merveille et peuvent pallier mon oubli :

sacines

Hem. Non, il n’est pas « trop mal fait » il épouse parfaitement l’aspect irrégulier des mailles parfois un peu anarchiques de ma petite élève.

Bilan ? Un brin mitigé – je pense que l’expérience lui a plu, mais surtout parce qu’elle a eu son sac au bout des quelques jours – sac qui de fait a été sur la fin bien plus tricoté par moi que par elle, histoire d’être dans les temps avant son départ ! C’est sûrement également un peu dû à son impatience, probablement partagée par plusieurs enfants d’ailleurs. A sept ans, on commence tout juste l’apprentissage sérieux et systématique mais l’idée de perfectibilité, de persévérance et  d’erreur peuvent être encore laborieuses, surtout pour ce qui semble être du pur loisir !

Et vous, vos expériences à la matière ça a donné quoi ?

Publicités

Un bonnet pour mouflette

DSC08659

 

 

 

*Snif snif*

Hmmm mais dites-moi, ça sent un peu le renfermé ici ! On dirait que quelqu’un n’est pas venu depuis un petit moment.

Me revoilà, avec un petit tricot hyper rapide, un bonnet pour une petite pépette de un an afin de remercier son papounet qui m’a gentiment offert des toisons de moutons – toisons que je lave et carde depuis quelques jours avant de les filer !

DSC08662

Quant au bonnet, c’est que de l’impro – une base de 95 mailles sur aiguilles 3, des cotes 2/2, un point fantaisie (un rang envers, un rang 1/1), un rang ajouré, du point mousse, du jersey, un pompom…Un bonnet-foutoir réalisé dans une super laine, Lana Seta Baruffa DK (70% laine, 30 % soie), un fil ultra rond et défini, dans une superbe couleur émeraude.

 

DSC08657

Et pour rester dans l’enfance, mon représentant Minidou vous conseille la dernière bande dessinée de Riad Sattouf, L’Arabe du Futur, un récit autobiographique drôle mais pas que, avec le ton si particulier de l’auteur et cette capacité rare à enlaidir les gens comme jamais ! A glisser d’urgence dans la valise !

C’est l’histoire d’un Trendy Châle…

… Qui jouait les timides, et surtout qui avait très envie de rejoindre sa destinataire (ma responsable)(je n’avais décemment pas le temps de prendre une belle photo) !

 


DSC08605

 

Je ne m’attarde pas sur la recette, qui est en fait sensiblement la même que pour mon premier Trendy.

 

Seules différences, celui-là a été monté à l’envers (+220 mailles), et j’ai troqué la Angel de Debbie Bliss pour une douceur approchante, Cumulus (75% baby alpaga, 25% soie) de Fyberspates (laines anglaises teintes à la main). La couleur est Teal, un superbe bleu canard. Elle faisait partie de mes emplettes laineuses à Manchester (il m’en reste, mais chuut).

 

 

 

 

DSC08609

 

J’ai un rythme de publication un peu erratique ces derniers temps, la faute à plein d’activités mais aussi à un temps de confection accru, notamment pour des cadeaux d’au-revoir (mon temps à Oxford approche son terme).

 

La bonne nouvelle, c’est que j’ai plein de chose à vous montrer dans les prochains jours… Filage de laine et sculptures en laine feutrée sont notamment au programme !

De la liquidation des restes de laine

Bonjour, bonjour ! Pardon de cette petite absence en ces lieux, non seulement j’ai eu des semaines largement remplies, mais en outre les deux projets tricot qui m’occupent en ce moment sont plutôt longs et fastidieux (jugez plutôt : l’un est composé uniquement de côtes, l’autre de carrés granny).

J’espère revenir vite avec des petites créations à vous montrer, mais aujourd’hui, et pour être dans la continuité de l’article précédent et vous parler de cuisine… en quelque sorte.

 

DSC08470

 

Car aux fourneaux comme au tricot, il ne suffit pas d’être un as dans la réalisation de projets d’envergure, il faut également savoir accomoder les restes.

 

Toute tricoteuse, crocheteuse, et même couturière qui se respecte est en permanence confrontée à ce problème : la nécessité impérieuse de vider les stocks, d’écouler les restes, en un mot de faire place nette et de lutter contre l’accumulationite aiguë qui chaque jour la guette un peu plus.

 

Pourquoi des restes de laine ?

Deux explications majeures expliquent ce phénomène de fond. La première, la plus évidente, est qu’il est impossible, tout matheux qu’on soit, de prévoir au 10 cm près la quantité exacte de laine nécessaire pour un projet. Quand bien même ce serait le cas, la laine étant conditionnée sous certains formats bien précis, il n’est pas rare que le moindre bonnet requière d’acheter deux pelotes pour n’utiliser qu’une infime partie de la seconde.

Sauf qu’en plus de cette fatalité tricotine, l’accro des aiguilles aggrave bien souvent son cas à coup d’achats compulsifs de pelote orpheline, qui une fois sur nos étagère a bien du mal à se transformer en projet satisfaisant.

 

Alors que faire ? Que faiiiire ?

Se laisser ensevelir par des demies-pelotes et des écheveaux entamés aux trois quarts ? Non, ma bonne dame ! Des solutions s’impose en matière de liquidation des stocks, ou stashbusting en bon français.

 

a) Les carrés au crochet ! Si vous suivez les blogs tricots, vous avez dû remarquer que beaucoup de tricoteuses s’embarquent dans des défis granny : on prend ses restes, on fait des carrés, toujours des carrés, et… Et après ? Ces carrés se transforment en plaids, en sacs, en tops, en sous-verre ou en housses de coussins !

 

 

Alors c’est sûr, il vaut mieux ne pas être rebuté par l’esprit vintage, les réminiscences du salon de mémé, bref la déco rétro voire un peu gypsy.

 

b) La layette : avec une quasi-pelote, on peut aisément concoter des petits chaussons ou un petit bonnet pour bébés, qui rechignent peu au look bigarré.

 

c) Les amigurumis : si les petites figurines au tricot/crochet exigent souvent une couleur précise pour le corps (couleur chair ou de pelage pour les animaux), dès qu’on décide de leur coller des petits vêtements, on peut se lâcher : le bureau des plaintes du tricot n’a pas encore enregistré de main courante venant de poupée ulcérée d’être vêtue d’un pull orange et violet !

* Fonctionne aussi pour rhabiller les peluches des enfants de votre entourage.

 

d) De manière générale, les accessoires pour lesquelles vous n’exigez pas une harmonie chromatique nickel : les chaussons pour rester à la maison, le bandeau qui tient vos cheveux quand vous faites de la gym ou que vous appliquez votre masque de beauté argile/œuf/yaourt/porridge.

 

Et pour les plus ambitieux, j’ai dégoté ce genre de projets

 

Leftovers cowl – sur Ravelry

D’autres suggestions ?

Bon dimanche à vous !

Tricoter au masculin

Pour honorer ce mois d’avril destiné à sensibiliser l’opinion aux cancers dits masculin (rappel ici)(au passage je n’ai toujours reçu aucun des beaux pénis que vous avez tricotés mesdames, j’espère que ce n’est qu’un retard de la Poste), je vous propose de lancer un sujet-choc : les hommes qui tricotent dans la culture populaire.

Pour vous, j’ai mené l’enquête :

Le plus poilu :

images

Gromit (je ne pouvais pas ne pas honorer mon pays d’accueil)

Le plus testostéroné

Russell Crowe

Le plus sexy (in-con-tes-ta-ble-ment) (probablement le plus promo aussi)

Paul Rudd (il fait chaud là, non ??)

Le plus gênant


Chris Parnel (à droite)l, dans Cinq ans de réflexion (que je recommande à tous ceux qui ne l’ont pas vu !)

Le plus excentrique


Gene Simmons (Kiss) ? En fait non, une vieille pub pour des chaîne hi-fi !

Le plus authentique


David Arquette

Le plus insaisissable :


Ryan Gosling, le beau gosse qu’on ne présente plus, a déclaré à de nombreuses reprises aimer tricoter (probablement un pan de son éducation mormone). Problème : aucun cliché de notre acteur fétiche la main dans le sac (à ouvrage) n’est disponible. Cela n’a pas empêché l’imagination des internautes de galoper et de développer un véritable un mème Internet autour de la passion de Ryan pour ses aiguilles. Morceaux choisis (et traduits)

« Je me suis aperçu qu’un de tes écheveaux n’avait pas le bon bain, alors j’ai été t’en prendre un autre.

Laisse-moi bobiner cet écheveau pour toi, comme ça tu peux commencer ton prochain tricot !

LE SAVIEZ-VOUS ? Pour l’anecdote, seuls les hommes étaient autorisés à tricoter dans les guildes.

Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les indiquer en commentaire pour étoffer la liste.

Le bonnet de Gwen Stacy – traduction du modèle en français

Un des premiers tricots que j’avais posté ici était un cadeau, le bonnet de Gwen Stacy tel qu’on peut le voir dans The Amazing Spider-Man.

Piqûre de rappel :

 

combo

DSC07831

 

Plusieurs versions de ce bonnet, dont le modèle est disponible gratuitement à cette adresse, ont essaimé sur la Toile, mais finalement assez peu en comparaison d’autres poids lourds de la faction « Films pour midinette et tricot », composée entre autres des mouffles de Bella que vous apercevez sur cette photo ou encore du bonnet Hermione Granger que j’ai repéré de nombreuses fois.

 

C’est peut-être dû au fait que le modèle n’est disponible qu’en anglais puisque l’idée de cumuler torsades, jetés, diminutions et noppes dans la langue de Shakespeare peut faire un peu peur pour ceux et celles qui n’ont jamais tricoté dans cette langue.

 

Suite à quelques demandes reçues sur ce blog et ailleurs, j’ai donc décidé de traduire le modèle en français.

 

Capture d’écran 2014-04-08 à 18.19.30

Il est donc désormais disponible, et cela peut être une bonne nouvelle pour vous si :

– Ce modèle vous plaît mais vous ne voulez pas tricoter en anglais

– Ce modèle vous plaît et vous voulez gentiment vous mettre au tricot en anglais, dans ce cas vous pourrez vous lancer avec les deux versions sous les yeux pour vous habituer.

– Ce modèle vous plaît mais vous ne savez pas tricoter du tout, par contre votre tante/maman/mamie se débrouille très bien, mais en français uniquement.

 

Pour l’obtenir, contactez-moi via le formulaire de contact, pour l’instant. J’ai sollicité plusieurs fois l’auteure du patron en anglais via Ravelry pour lui demander une autorisation, qui ne m’a jamais répondu. Puisque le patron est gratuit, je ne pense pas outrepasser ses droits en vous proposant de me contacter pour quelque chose qu’elle ne propose pas, à savoir la version française de ce patron. Je ne le mets en revanche pas totalement en libre accès, en attendant de voir si elle finit par me répondre.

 

Alors bon tricot, vous pouvez désormais innonder la blogosphère de ce bonnet, sauce bleu-blanc-rouge !

 

Psst : et pour les étourdis, vous pouvez désormez retrouver le blog sur les réseaux sociaux – pour papoter achats de matériel, photos de making of, bons plans et autres événements. Cliquez sur les icônes en haut à droite !

Happy Mother’s Day {petite poupée au tricot}

minimoi


Non non, je ne débloque pas (tout à fait) et le décalage horaire outre-Manche n’est pas si gigantesque – simplement ici en Angleterre, la fête des Mères* c’est la semaine prochaine.

Quand je lui avais montré ma petite pitchoune chat de Saint-Valentin, ma maman m’avait aussitôt réclamé une poupée, en me laissant champ libre.

J’ai donc repris mes aiguilles doubles-pointes mini-format et je me suis lancée dans une mini-moi (Sakiko Jones a fait la sienne il y a quelques semaines)

En reprenant le concept de base des Tanoshi Toys – grosse tête pour mini-corps sans jambes – j’ai tricoté une petite poupée qui arbore une tinasse toute douce, quoiqu’un peu sauvage (le fil est Angel de Debbie Bliss). J’ai même essayé de reproduire ma coupe de cheveux !

DSC08361

Elle est même livrée avec accessoire, j’ai nommé une réplique du bonnet de charity shop pas bien chaud qui m’a accompagnée cet hiver.

A l’avenir, je pense lui faire des proportions plus normales pour pouvoir l’accessoiriser davantage (c’est quand même la partie la plus rigolote de la conception d’une poupée) et la tricoter d’une seule pièce, pour plus de sécurité.

Et pour qu’elle puisse être transportée partout, la voilà transormée en accessoire de sac :

DSC08399

* J’invite ceux qui aiment à dégainer le point Pétain sur le sujet à relire leurs manuels d’histoire 😉

Rendez-vous sur Hellocoton !

Récit de ma première fois !

Et si je vous racontais ma première fois ? Ma première fois à tricoter de la dentelle voyons ! Forte de cette première expérience, je me dois de partager avec vous quelques règles élémentaires :

DSC08330

1)

Choisissez d’abord un partenaire qui vous plaît, inutile de se forcer ! Mon choix s’est porté sur le Haruni d’Emily Ross – il a tout pour séduire : il est beau, il est gratuit, et il est polyglotte ! Vous pouvez retrouver sa version française ici-même. Il est en outre cultivé (Haruni veut dire grand-mère en langue elfique, enseignant cette année là où Tolkien a étudié et enseigné je ne pouvais pas résister).

DSC08332

2)

Protégez-vous ! C’est encore le meilleur moyen de se sentir en confiance et d’éviter l’accident. Vous rencontrerez suffisamment de problèmes et de doutes en route ! Alors, investissez dans de la qualité, j’ai nommé un compte-rangs de compétition et des marque-mailles suffisamment fins et nombreux pour vous repérer dans les répétitions de motifs ! Les miens sont de la marque Hiya Hiya.

De manière générale, privilégiez la qualité, c’est pas le moment de taper dans de la camelotte : j’ai choisi une belle laine (1 écheveau de Malabrigo Lace coloris Sotobosque, 100% merinos qui déchire), et des bonnes aiguilles n°3 circulaires en bois Hiya Hiya.

– Vous n’êtes de toutes façons pas à l’abri du carnage (dans mon cas le rabattage des mailles a été folklorique, ça m’apprendra à vouloir improviser de nouvelles positions).

3)

Faites ça chez vous ! On a beau aimer le piquant et l’originalité, la première fois demande trop de concentration pour être parasitée par des éléments extérieurs. Oubliez dans un premier temps les groupes tricot et autres sessions en plein air pour un châle dentelle !

4)
Exhibez-vous ! La première fois est source de fierté, et c’est bien normal ! Alors une fois le boulot fait, n’hésitez pas à promener votre nouveau compagnon un peu partout – c’est ce que j’ai fait en ce beau dimanche ensoleillé à Oxford, alors je vous propose un peu de tricotourisme !

DSC08335

DSC08339

DSC08345

Le cadeau de pendaison de crémaillère : un cintre en tricotin

DSC08291

Pour les pendaisons de crémaillère, j’offre souvent un mug (pas beauf, je le jure). Mais pas cette fois ! – et bien m’en a pris car certains placards de la maison avaient l’air de crouler sous les mugs, menaçant de tomber et d’engloutir le premier malheureux à la gueule de bois voulant se faire un café.

Les cintres en tricotin, c’est la à fois très classique mais aussi très rigolo. Et surtout ça prend trente minutes à peine, pompoms inclus. Armez-vous vous juste d’un tricotin à manivelle, de cintres pressing (en fil simple) et d’une pince pour défaire les tortillons. Tricotinez un tube un plus long que la longueur du cintre, défaites la bête et enfilez le tube ! Normalement, un tube de tricotin ça glisse pas très bien, mais en commençant par le crochet ça va beaucoup mieux (on peut tirer et glisser en même temps très facilement).

Pour la touche, rigolote, j’ai ajouté une paire de pompons qui ne manqueront pas de conférer une touche certaine de virilité au cadeau.

Avant, je faisais mes pompoms en enroulant ma laine autour de mes deux doigts ou de ma main, mais je dois dire que ces petites bêbêtes :

me rendent la vie plus douce et font vraiment de belles boules ! C’est l’alternative idéale en termes de temps et de résultat entre le pompom fauché (fourchette/main) et la méthode de centre aéré avec les disques de carton.

DSC08293

DSC08295

DIY Un headband en or massif (ou presque)

headband

Je vous disais il y a tout juste un post que j’a-do-rais les laines dorées, métallisées bref avec un fini « précieux », et si elles peuvent avoir de la soie dedans c’est encore mieux (je ne porte pas de bijoux alors il faut bien que je me rattrape).

Il y a quelques mois en flânant chez Lil Weasel, j’ai embarqué une pelote de Grace by Louisa Harding (soie et laine), couleur or, au toucher très proche de la Soyeuse de la Droguerie. J’ai pour ainsi dire cédé à l’impulsion dite de l’écureil (ou du raton-laveur, ou de la pie) d’embarquer des belles petites choses pour les stocker.

Mais qu’allais-je faire d’une malheureuse pelote ?

J’ai finalement opté pour un bandeau, noir et or. J’adore cette association, ça m’évoque le XVIe siècle, le faste de La Reine Margot de Chéreau ou les tapisseries des Châteaux de la Loire près de chez mes parents.

Pour ajouter une complexité technique, j’ai fait une tresse bicolore : le principe est le même que pour des torsades normales, mais des mailles de deux couleurs.

Je vous montre ?

Le headband de princesse au tricot

Monter 20 mailles sur des aiguilles 4 de laine noire.

R1

4m.env, 12 m. end. , 4 m.env.

R2 et rangs pairs

tout à l’endroit (NB monter vos fils contrastants dorés dès le 2e rang : 4m. noires, *2 mailles dorées, 2 mailles noires* 3 fois, 4 mailles noires, et tricotez désormais les couleurs comme elles se présentent).

R.3

4 m.end. T8G (mettez 4 mailles sur une aiguilles à torsade derrière l’ouvrage et tricotez les 4 mailles suivantes à l’endroit, puis tricotez les 4 mailles de l’aiguille auxiliaire), 4 m.end. , 4 m.env.

R5 et R7 idem R1

R9

4 m.env, 4 m. endroit, T8D (torsade vers la droite, avec aiguille auxiliaire devant l’ouvrage), 4m.env.

R11

idem R1

R12

Idem R2

Répétez jusqu’à la longueur désirée pour un bandeau à votre taille et joignez les deux extrémités. Ha oui, et à un moment je me suis lassée de ma tresse alors j’ai juste fini en point mousse, légèrement froncé pour faire le devant du bandeau. J’ai fait quatre mailles lisières de chaque côté en jersey, du coup j’ai dû crocheter en mailles serrées avec mon fil doré autour pour éviter que ça ne roulotte trop.

On peut très bien zapper ces mailles, le headband est plus fin mais c’est une vraie tresse (et on peut augmenter facilement la taille de la tresse en ajoutant plus de mailles), ou bien on peut faire des mailles lisières au point mousse.

Vu la longueur hésitante de ma tignasse ces derniers temps, je préfère porter un bandeau quand j’ai les cheveux attachés (et ça protège les oreilles du froid).

Quatruple 26-02-14 à 22.20 #6

Quatruple 26-02-14 à 22.33

Last but not least de cette série de photographies :

DSC08288

Article 243 – alinéa 3 du Code de la Republic of Wool : tout headband est essentiellement un snood pour doudous !

A bon entendeur et bon tricot !

Rendez-vous sur Hellocoton !