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Manchester sous toutes ses coutures

En ce moment, le moins qu’on puisse dire c’est que j’ai un peu la bougeotte : le week-dernier, j’ai sauté dans un train, direction Manchester, où je n’étais jamais allée.

Bon, la raison principale de ce petit voyage était un concert de Nine Inch Nails (oui c’était fort sympathique, merci !) mais j’en ai profité pour faire également 48 heures de tourisme.

 

Préambule :

Manchester est de taille suffisamment modeste pour parcourir la ville à pied et en voir les principales attractions.

Corollaire : ne mettez pas un orteil dans cette ville sans un bon parapluie et des souliers qui ne craignent pas la pluie. Vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenus.

Plus sérieusement, la ville n’est pas d’abord facile, entendez par là que je ne peux pas la décrire comme une belle ville, à l’inverse d’Oxford par exemple. L’ancien (très belles façades industrielles) et le très nouveau (et parfois très pas beau) s’y entremêlent avec plus ou moins de bonheur – néanmoins une énergie très intéressante se dégage de l’ensemble, et beaucoup de quartiers ont beaucoup de surprises à offrir.

Idées promenades et shopping

LE coin sympa de Manchester reste le Northern Quarter, cet ancien quartier industriel regorgeant désormais de cafés sympas, de charity shops et de petites boutiques.

Deux endroits ont attiré mon attention : le Craft Centre, un joli bâtiment (verrière) abritant un ensemble de studios occupés par des artistes vendant leur créations fait-main : bijoux, céramique, tricot… Le tout à des prix vraiment honnêtes (les bijoux étaient de l’ordre de 20£). En prime, un petit café sympa !

Pour les tricoteuses et crocheteuses, direction Port Street, où vous trouverez Purl Yarn City, une jolie boutique pleine de laines locales et de marques plus connues. J’ai craqué pour un mélange laine/alpaga du Yorkshire (et d’autres trucs encore, mais je vous en reparle très vite).

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Bien sûr, pour des virées shopping plus conventionnelles, vous trouverez un Primark massif sur Market Street, à quelques encâblures du Arndale Shopping Centre – ne vous inquiétez pas, il doit faire à peu près un huitième de la ville, vous ne pourrez pas le manquer !

Les pauses culture

Les musées de Manchester ont pour la plupart l’avantage d’être : gratuits – et ce même pour les expositions temporaires – et family-friendly, comme on dit en bon français, avec moult activités pour les enfants.

Mon trio gagnant :

Le MOSI, musée de l’industrie et sa  galerie du textile, où l’on voit les vieilles machines des manufactures textile à l’œuvre, mais également tout le processus et les objets liés à la commercialisation et à l’export, sans oublier un exposé sur des aspects spécifiques du textile comme la teinture. Il plaira beaucoup aux enfants !

La John Ryland’s Library, une formidable bibliothèque aux allures de cathédrale, qui organise très souvent des événements et expos pour dynamiser le lieu. Pour vous donner une idée, lorsque j’y étais, il y avait une après-midi tea party des années 1940, avec scones et cours de danse à la clef (en marge d’une exposition sur la guerre).

Le  People’s History Museum, qui est en réalité un musée de l’histoire des luttes sociales, avant la Seconde guerre mondiale (révoltes dans le monde industriel, syndicalisme, suffrage des femmes) et après (droits des femmes/gays, sécurité sociale et Etat-Providence). La muséographie peut sembler un peu brouillon (et assez sombre) parfois mais se veut pédagogique – les préadolescents et les ados y trouveront probablement plus leur compte que de très jeunes enfants.

(Bon, il y a un musée du football aussi, mais même en me forçant j’ai du mal à faire semblant de m’y intéressant, même pour faire couleur locale et me soûler dans un pub).

Et s’il pleut vraiment trop fort ?

Vous pourriez avoir envie de vous faire une toile !

Deux options : une « art et essai », Cornerhouse, sur Oxford Street – tickets à petits prix et bonne ambiance !

Si vous êtes plutôt tenté par un gros blockbuster qui tache, direction The Printworks, situé sur un ancien site industriel. Néon, Hardrock Café et cocottes en mode Enterrement de vie de jeune fille, ça n’est pas du meilleur goût, mais c’es assez rigolo !

 

(photo trouvée sur le Net)

Une petite faim ?

J’ai déjeuné au Marble Arch, à quelques minutes de marche du Northern Quarter – cuisine de pub savoureuse et bières artisanales (qu’on peut également boire dans un bar du Northern).

La ville possède également un Chinatown conséquent où vous pourriez trouver votre bonheur !

 

Pour le logement, j’ai dormi deux nuits en auberge de jeunesse en plein Northern Quarter, Hatters, aux dortoirs propres et fonctionnels, petit-déjeuner inclus et pas mal d’espaces communs. C’est l’option petit budget !

 

 

N’hésitez pas à partager vos expériences de Manchester ici ! J’étais très contente d’y passer deux jours !

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Tricoter à Amsterdam

Bonjour, bonjour – ou plutôt Hallo devrais-je dire, en souvenir du week-end que je viens juste de passer à Amsterdam avec mon amoureux.

Les temps forts de ce merveilleux interlude hollandais figureront dans un prochain article, mais pour l’heure je voulais rédiger un billet à l’intention des tricoteuses qui voudraient mettre le cap sur cette capitale.

 

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Je précise que ça a déjà été fait, et de manière bien plus exhaustive que ce que je m’apprête à rédiger, donc pour l’annexe tricot du Routard, vous pouvez jeter un œil à cet article du blog Evelyne Spirou.

 

Il y a deux boutiques de laine à Amsterdam, je n’en ai visité qu’une, Penelope Craft, située dans une très belle rue, tranquille et ombragée (Kerstraat 117), à deux pas du Rijks – parfait pour se faire plaisir après une excursion culturelle.

 

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La boutique propose une grande gamme de superbes laines, des plus locales (j’y reviens tout de suite) au plus superstars (Madelintosh, Cascade). Le tout dans cette déco qui caractérise les jolies boutiques de laines indé, très épurée, un brin scandinave, peuplée de beaux plaids et autres amigurumis mignons.

Mention spéciale à la petite pancarte qui précise « Unattented partners will get a beer and free WiFi » – mais Mister Republic a eu trop peur de pénétrer cette antre de la laine et a attendu gentiment dehors le temps que je fasse mon casse !

 

Dans mon panier, il y avait donc :

– Deux écheveaux de laine teints à la main Loret Karman, des produits locaux hollandais ! Malheureusement, je n’ai pas pu mettre la main sur sa petite série de Dutch Palette, des écheveaux teintés d’après des toiles de grands maîtres hollandais.

J’ai choisi des couleurs unisexe, avec peut-être une écharpe en vue qui servirait à l’homme et moi pour nous rappeler le séjour !

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– Et le petit craquage qui va bien, un écheveau de soie tweedée BC Garn, une marque danoise cette fois que je n’avais jamais rencontrée au cours de mes emplettes tricotesques !

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C’est également dans cette boutique que se déroule un tricothé le jeudi !

L’autre boutique s’appelle De Afstap, je n’y ai donc pas été mais j’ai lu qu’elle proposait les laines Loret Karman en plus d’une grosse sélection de fils Rowan. Elle est située à deux pas du joli quartier Jordaan.

 

…Comment ça c’est pas de la laine qu’il faut rapporter d’Amsterdam !?

La revue de presse du tricot (Radio)

Le tricot, véritable phénomène de mode (sisi !), s’invite parfois dans les médias avec plus ou moins de bonheur.

Je vous propose deux émissions de radio qui traitent intelligemment de ce passe-temps, une anglaise et une française.

 

Source : new.wesufm.org

 

Côté britannique, la BBC 4 (l’équivalent de France Culture) a consacré une émission de trente minutes au tricot : origine, idées reçues, projets les plus fous (le tricot en prison,…). Le tout avec des intervenants de qualité et de super interludes musicaux !

Si vous avez envie de vous cultiver sur le tricot et de faire un peu d’anglais, c’est par .

 

 

Côté français, c’est plus léger mais tout aussi savoureux. La série de France Culture « Les Pieds sur Terre », qui élabore toujours des mini-reportages sur des sujets souvent loufoques, a suivi le tricothé d’un PMU bien rural.

 

knithacker.com

Pour écouter les tricoteuses du Chambon-sur-Lignon, c’est ici.

Tricoter au masculin

Pour honorer ce mois d’avril destiné à sensibiliser l’opinion aux cancers dits masculin (rappel ici)(au passage je n’ai toujours reçu aucun des beaux pénis que vous avez tricotés mesdames, j’espère que ce n’est qu’un retard de la Poste), je vous propose de lancer un sujet-choc : les hommes qui tricotent dans la culture populaire.

Pour vous, j’ai mené l’enquête :

Le plus poilu :

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Gromit (je ne pouvais pas ne pas honorer mon pays d’accueil)

Le plus testostéroné

Russell Crowe

Le plus sexy (in-con-tes-ta-ble-ment) (probablement le plus promo aussi)

Paul Rudd (il fait chaud là, non ??)

Le plus gênant


Chris Parnel (à droite)l, dans Cinq ans de réflexion (que je recommande à tous ceux qui ne l’ont pas vu !)

Le plus excentrique


Gene Simmons (Kiss) ? En fait non, une vieille pub pour des chaîne hi-fi !

Le plus authentique


David Arquette

Le plus insaisissable :


Ryan Gosling, le beau gosse qu’on ne présente plus, a déclaré à de nombreuses reprises aimer tricoter (probablement un pan de son éducation mormone). Problème : aucun cliché de notre acteur fétiche la main dans le sac (à ouvrage) n’est disponible. Cela n’a pas empêché l’imagination des internautes de galoper et de développer un véritable un mème Internet autour de la passion de Ryan pour ses aiguilles. Morceaux choisis (et traduits)

« Je me suis aperçu qu’un de tes écheveaux n’avait pas le bon bain, alors j’ai été t’en prendre un autre.

Laisse-moi bobiner cet écheveau pour toi, comme ça tu peux commencer ton prochain tricot !

LE SAVIEZ-VOUS ? Pour l’anecdote, seuls les hommes étaient autorisés à tricoter dans les guildes.

Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les indiquer en commentaire pour étoffer la liste.

Tricoter contre le cancer des testicules

Et si on parlait zizi, bite, vit et autre quéquette ? Un des groupes tricot d’Oxford, les Drunken Knit Wits (j’en parle ici et ici) a décidé de se mobiliser pour une nouvelle bonne cause, à savoir la recherche contre le cancer des testicules. En effet, le mois d’avril a été déclaré mois de sensibilisation à ce cancer.

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Quelques chiffres :

En France, on compte plus de 1500 cancers de ce type par an. Il reste donc rare, mais représente 1/3 des cancers de l’homme jeune.

 

Pour ce faire, plusieurs activités ont été mises en œuvre, notamment la campagne Knitting Takes Balls (formidable jeu de mot puisqu’en anglais balls désigne tout à la fois les couilles et les pelotes).

Le principe : apprendre aux hommes (volontaires ! La preuve en image ci-dessous) à tricoter, fabriquer des objets pour les donner au profit de l’association, lors d’un grand quiz de charité …. . Et en prime, un projet d’envergure, une couverture composée de carrés pénis du meilleur goût.

 

Alors comment participer :

1 – En faisant un don à l’adresse suivante (pas de minimum, alors à votre bon cœur) pour soutenir les vaillantes tricoteuses investies dans le projet. L’intégralité de la somme ira à la Male Cancer Awareness Campaign.

2 – En partageant (voir des zizis tricotés sur vos réseaux sociaux ou votre blog, ça ne vous tente pas ?)

3 – En tricotant, pardi – voici le patron de nos penis squares, tricotés en aiguilles no 4. Vous pouvez en faire un et me contacter pour envoi postal voire pour remise en mains propres.

Quelques liens

La page FB Knitting Takes Balls

Le site de la Male Cancer Awareness Campaign

 

 

Quelques photos

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La campagne dure tout le mois d’avril, alors c’est parti 😉 Et d’avance, un grand merci à ceux qui contribueront au projet, d’une manière ou d’une autre !

Lire et tricoter en même temps ?

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A la question : est-il possible de lire et de tricoter en même temps, l’homme de bon sens est malheureusement obligé de répondre par la négative.

Alors que faire pour concilier ces deux passions ? Les esprits chagrins vous diront de poser votre ouvrage laineux pour prendre un ouvrage de papier, et ma foi c’est vrai que c’est la solution la plus commode.

Reste tout de même les livres audio. Je rencontre peu de personnes autour de moi qui utilisent des livres audio, probablement parce que pour les lecteurs réguliers, l’idée que quelqu’un d’autre puisse vous lire un livre amoindrit la noble tâche de lecture. On rencontre en effet sur ce thème un scepticisme assez prononcé des intellectuels, qui haussent un sourcil dubitatif comme si vous aviez dit dans un colloque de littérature que l’œuvre de Jane Austen n’avait plus de secret pour vous depuis les téléfilms de la BBC. Plus généralement, il y aurait l’idée que seuls ceux qui ne savent ou ne peuvent pas lire devraient écouter des récits plutôt que de les lire dans leur fauteuil – après tout, on ne fait la lecture qu’aux enfants.

Pourtant, les livres audio ont quelques avantages non-néglieables, ils permettent d’entendre le texte, son rythme, ses motifs récurrents, ses blancs. Ils renouent avec la tradition ancienne de lecture à voix haute, et surtout permettent parfois une immersion plus douce dans une œuvre, lorsqu’on se sent un brin fatigué.

Et pour les tricoteuses, ils permettent d’enchaîner les points tout en se faisant compter les aventures de tous les héros et héroïnes des différents panthéons littéraires.

Alors, bien sûr, il y a des inconvénients (d’abord, on ne peut pas vraiment corner sa page). Cela tient en grande partie au fait que l’industrie des livres audio restent assez fauchée, voire s’appuie tout bonnement sur le bénévolat (comme le site LibriVox). Il y a du coup à boire et à manger, et surtout je trouve dommage que la plupart des audiolivres ne profitent pas des possibilités de ce nouveau moyen : il n’y a qu’un seul ou une seule lectrice, rarement une ambiance sonore (je parle pas d’un brouhaha qui couvrirait la lecture) bref l’audiolivre reste une lecture traditionnelle à voix haute, alors que par exemple les Fictions audio France Culture proposent de véritables adaptations audio. On perd la lettre du texte original, coupé, mais on retrouve une vraie réflexion sur ce que peut être la littérature audio.

Vous connaissez des audiolivres sympas ? Souvent ils font des efforts pour les nouvelles fantastiques genre Lovecraft, ou pour les mastodontes comme Harry Potter ?

Je viens de terminer d’écouter House of Mirth, d’Edith Wharton, version gratis de LibriVox qui était très agréable – j’avais déjà lu le roman il y a quelques années mais ça m’a fait du bien de redécouvrir ce New York à l’aube du XXe siècle. Et ça m’a permis de finir un châle que je vous montre bientôt !

Liens utiles

LibriVox

Portail Fictions France Culture

Emplettes créatives

Après mon petit billet sur ma virée à Londres, qui a dépassé les simples limites du tricot, je me devais de revenir aux fondamentaux. Durant ce WE, le PIB de la Republic of Wool a un peu fondu, pour le bien commun.

Du plus tricotesque au moins utilitaire, nous avons donc :

 

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De la laine bien sûr ! Tout droit sorties des étagères de Loop. De gauche à droite et de bas en haut, cela donne :

a) De l’alpaca chunky (mon péché mignon) bleu vif de chez Misti Alpaca, marque que je découvre. Comment résister à cet écheveau ultra dodu et hyper doux ?

b) Deux écheveaux de Metallico de chez Blue Sky Alpaca, coloris Gold Dust (j’ai également un faible pour les belles laines à reflets dorés, j’en recause bientôt). Mélange de soie et d’alpaca, autant dire de la belle came. Je compte bien les transformer en mini-cape (ou shoulderette pour parler en bon français).

(*Note aux Parisiennes, on la trouve parfois chez Lil Weasel)

c) De la laine à chaussettes (Tosh Sock) de chez Madelinetosh, que je découvre également. L’occasion d’un baptême de chaussettes, très probablement.

 

Et puis, un peu de littérature :

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Je dois dire que j’achète très peu de livres de couture, tricot, crochet. Je trouve que dans le domaine Internet a permis une offre incroyable, tout en permettant à des particuliers de se lancer, de commercialiser leurs patrons, bref c’est un peu sur la Toile que ça se passe désormais et je suis parfois un peu pantoise devant la laideur ou la banalité de certains modèles proposés dans les livres du commerce.

Et puis des fois, heureusement, il y a des exceptions :

My Crochet Doll d’Isabelle Kessedjan, pour faire des poupées trognonnes et leurs accessoires :

Les mises en scène des photos ont dû contribuer à me faire craquer, il est vrai.

 

L’autre, Creative Cabling de la marque Debbie Bliss, propose des modèles sublimes (et j’adore leurs laines). :

J’ai jeté mon dévolu sur ce modèle, à tricoter en chunky, il a déjà la laine qui attend sagement.

 

Et puis enfin, j’aime de plus en plus chiner des objets de déco vintage pour deux sous qui rappellent le créatif, le manuel – et Camden Passage s’est avéré un petit paradis :

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La légende de l’illustration « Monsieur l’agent arrêtez le train, j’ai laissé ma laine à l’intérieur » (1915). 4£

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(Règle Rabone, compas Moore&Wright – seules les bobines, de la fin du XIXe siècle, viennent du marché de Portobello). 25£ pour le tout !

London Knitting (et autres adresses sympas)

(NB : pour cause désolante d’oubli d’appareil, ce post sera quasiment exclusivement illustré via l’Internet magique, avec bien entendu les liens et références de chaque photo).

(Les photos de mes emplettes seront pour un prochain article)

Vendredi et samedi, petite virée en amoureux dans la bruyante et bruissante capitale anglaise. J’en ai profité pour faire un crochet par la station de métro Angel pour me rendre à la boutique de laines et tricot Loop. Et je ne le regrette pas ! D’abord parce que le magasin se trouve en plein Camden Passage (rien à voir avec le trop bondé et plus vraiment alternatif Camden Market), qui abrite tous les samedis un très sympathique marché d’antiquités (beaucoup plus pratiquable pour un samedi que le trop bondé et plus vraiment alternatif Portobello Market qui, s’il reste une référence sérieuse en matière d’achats vintage, est malheureusement noyé sous les stands à touristes vraiment désagréables).

(Source : Yelp)

Revenons à notre laine de mouton ! Loop, c’est tout simplement le passage obligé pour les tricoteuses de passage à Londres, c’est l’équivalent d’un superbe magasin de bonbons pour accros des aiguilles. Beaucoup, beaucoup de choix, des marques absolument pas commercialisées en France (même si vous retrouverez vos chouchous Malabrigo, entre autres) et une déco très douce, peuplée de coussins tricotés et d’amigurumis de toutes tailles et de toutes sortes.

En un mot, un endroit qui vaut le coup d’œil, même sans dégainer le porte-monnaie !

Source : Kitty Couture

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Et puisque j’en suis à partager mes coups de cœur londonien, je fais une entorse à la constitution républicaine pour sortir du tricot.

RESTAURANT

Harwood Arms

Le Harwood Arms est le seul pub de Londres à pouvoir se prévaloir d’une étoile au Michelin. C’est un alliage idéal pour profiter d’une cuisine de qualité dans la pure tradition de la gastronomie anglaise. De bons produits locaux savamment revisités, un cadre rustique qui suggère le domaine de chasse sans tomber dans le mauvais goût, un service sympa, bref une excellente adresse qui connaît un beau succès depuis quelques années déjà.

Source : noreservation

Le restaurant est situé sur la District Line, à Fulham Broadway.

Niveau prix, commander à la carte vous coûtera une quarantaine de livres par tête de pipe, mais nous y avons déjeuné en semaine en prenant le menu du jour entrée-plat-dessert à 25£ (20£ pour entrée-plat /plat dessert). Nous avons eu droit à une soupe de choux-fleurs aux amandes avec muffin salé, du mouton avec des artichauts et une crème au romarin, et un entremet à la menthe avec petit biscuit au chocolat. Des produits qui n’ont pas forcément ma préférence de base mais si bien cuisinés que je me suis régalée de l’entrée jusqu’au dessert !

HOTEL

Ce n’est pas vraiment un plan-miracle, difficile de se loger à Londres en chambre double avec sanitaires à moins de 100£ la nuit – j’avais trouvé The St James Backpackers, situé à deux pas de Earls Court, et au bout du compte le rapport qualité-prix fut bon pour cette chambre double au sein d’une auberge de jeunesse. 100£ la nuit tout pile, un accueil agréable et un petit déjeuner inclus.

MUSEE

Le Tate Britain – je ne pousserais pas l’outrecuidance jusqu’à qualifier la visite du Tate Britain de bon plan, mais enfin il est bien agréable de visiter ce musée de bon matin quand il n’y a pas un chat. Quitte à choisir un musée à visiter lors d’un WE londonien, ça reste un choix sûr. Les salles sont de taille modeste et bien agencées pour une visite tranquille. Les galeries Turner et William Blake sont des must-see, mais vous ne bouderez pas votre plaisir devant les tableaux de Constable, quelques chouettes Bacon, Sickert, et bien d’autres découvertes au gré de vos déambulations (les œuvres commencent en 1500 jusqu’à nos jours).

 

Des bonnes adresses londoniennes, amis lecteurs ? (pour le tricot ou autres)

God Save the Republic of Wool

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Vous l’avez peut-être remarqué, mais désormais la lecture en anglais du blog se fait via l’onglet sur votre droite (au passage, mille mercis à Camille/Mamie du superblog decoudvite pour ses précieux conseils).

Pourquoi traduire ce blog ? Parce que vivant encore pour quelques mois en Angleterre au milieu de folles tricoteuses, il me paraissait important de pouvoir aussi m’adresser à elles (et à eux !), vu que je ne conçois pas cet espace comme un simple portfolio de mes réalisations où le texte n’aurait qu’une importance minime et illustrative.

Ca me permet aussi de garder un contact avec la traduction bien utile pour mes études – en quelques semaines je suis devenue bilingue sur le plan du tricot, alors ce serait fort dommage de ne pas en profiter.

* * *

Je profite de cette note d’intendance (!) pour dire à tous ceux qui ont envie de tricoter dans la langue de Shakespeare que ce n’est vraiment pas la Manche à boire ! J’admets que vivre sur place m’a donné une réelle motivation pour m’y mettre mais il faut bien convenir que la blogosphère tricoteuse est en grande majorité anglophone, et les modèles sympas aussi ! (même si Phildar et BdF cocorico ne sont pas en reste).

Pour s’y mettre en douceur, il y a le crochet, très facile à maîtriser dans les deux langues puisque il n’y a que très peu de gestes à retenir (le seul souci c’est la différence entre les abbréviations UK/US). C’est une bonne première transition.

Sinon, vous avez ce petit lexique bilingue sur le blog de Knitspirit.

– Il paraît un peu long et indigeste à première vue, mais sachez qu’en réalité on a besoin de très peu de choses. Sur tous les modèles que j’ai pu tricoter en anglais, il suffisait de savoir que knit (k) et purl (p) correspondent à la maille endroit et envers, que garter stitch est du point mousse et stockinette stitch (stst) du jersey (+ ribbing= les côtes), que casting on est le montage et casting off/bind off est le rabattage.

Increase et decrease pour les augmentations/diminutions, et ma foi vous pouvez vous lancer dans pas mal de modèles, en regardant sur la Toile quand quelque chose vous semble un peu du Chinois (C3B = torsade de trois avec les mailles en attentes derrière / ssk = ggt, yo = yarnover : jeté).

Sachez également que la plupart des enseignes qui proposent des cours d’initiation au tricot et autres ateliers offrent des cours pour apprivoiser les modèles anglais.

Sur ce, un excellent dimanche (de tricot bilingue, qui sait), je vais profiter du soleil radieux qui nous laisse du répit dans la vague d’innondations récentes.

Et on se retrouve très vite pour un moment de parodie ciné au tricot, avec ma petite pitchoune chat qui reprend la pose une dernière fois avant de rejoindre son destinataire.

A bit of charity knitting#1 Stitches for Bitches*

(*la femelle du chien voyons ;))

Aujourd’hui je vous parle d’un événement caritatif organisé samedi dernier au pub Big Society à Oxford. L’idée était de faire un knit-in pour lever des fonds en faveur du gros refuge animalier de la région, the Oxfordshire Animal Sanctuary. Tout en vendant des bricoles pour toutous, des accessoires de mode et des petits cupcakes, de joyeuses tricoteuse enchaînaient les carrés de quinze centimetres de coté et les assemblaient afin de confectionner de grosses couvertures douillettes pour les animaux du refuge.

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Vous allez me dire que faire de jolies couvertures bariolées pour nos amies les bêtes ca fait un peu mémères à chien comme délire (je ne tricote pas de couvertures pour mon chien).C’est vite oublier que les animaux arrivent dans ces refuges dans un état souvent peu glorieux. Entre le stress et la peur, l’hypothermie voire la gale, un lit confortable semble un minimum, et faute de couvertures, les animaux dorment sur du papier journal. La demande est d’ailleurs venue du refuge.

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Bon, je vous montre mes deux chefs-d’oeuvre de l’apres-midi, un magnifique carré beige au point mousse et un autre chiné en jersey. Au total, 9 grosses couvertures ont pu etre assemblées, à quelques carrés d’une dizième, sans compter les 80 £ récoltées pour le refuge.

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Je partage ce genre d’événement car j’ai tendance à penser que ces élans caritatifs spontanés sont tres courants en Angleterre et finalement extrêmement faciles à mettre en place et à décliner en France. Un café sympa, une tirelire, une cause, des tricoteuses/crocheteuses et en avant Guingamp. Alors qui sait, j’ai bon espoir d’exporter le tricot au grand coeur (qui commence il est vrai à se développer meme chez nous) ou de donner des idées.

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