Crochet nonsensique

A bit of charity knitting#1 Stitches for Bitches*

(*la femelle du chien voyons ;))

Aujourd’hui je vous parle d’un événement caritatif organisé samedi dernier au pub Big Society à Oxford. L’idée était de faire un knit-in pour lever des fonds en faveur du gros refuge animalier de la région, the Oxfordshire Animal Sanctuary. Tout en vendant des bricoles pour toutous, des accessoires de mode et des petits cupcakes, de joyeuses tricoteuse enchaînaient les carrés de quinze centimetres de coté et les assemblaient afin de confectionner de grosses couvertures douillettes pour les animaux du refuge.

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Vous allez me dire que faire de jolies couvertures bariolées pour nos amies les bêtes ca fait un peu mémères à chien comme délire (je ne tricote pas de couvertures pour mon chien).C’est vite oublier que les animaux arrivent dans ces refuges dans un état souvent peu glorieux. Entre le stress et la peur, l’hypothermie voire la gale, un lit confortable semble un minimum, et faute de couvertures, les animaux dorment sur du papier journal. La demande est d’ailleurs venue du refuge.

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Bon, je vous montre mes deux chefs-d’oeuvre de l’apres-midi, un magnifique carré beige au point mousse et un autre chiné en jersey. Au total, 9 grosses couvertures ont pu etre assemblées, à quelques carrés d’une dizième, sans compter les 80 £ récoltées pour le refuge.

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Je partage ce genre d’événement car j’ai tendance à penser que ces élans caritatifs spontanés sont tres courants en Angleterre et finalement extrêmement faciles à mettre en place et à décliner en France. Un café sympa, une tirelire, une cause, des tricoteuses/crocheteuses et en avant Guingamp. Alors qui sait, j’ai bon espoir d’exporter le tricot au grand coeur (qui commence il est vrai à se développer meme chez nous) ou de donner des idées.

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A bit of social knitting – Tricoter à Oxford#2

(English version below)

Je continue mon tour des tricothés d’Oxford pour cette fois présenter ce qui est plutôt un tricobière ; jugez plutôt, le groupe s’appelle The Drunken Knit Wits.

Tous les mercredis soirs, ce groupe se retrouve dans un pub différent, ce qui est vraiment chouette pour pouvoir faire le tour des pubs de la ville. L’inconvénient, c’est que certains pubs sont un peu loin de chez moi, et la flemme du mercredi soir prend souvent le dessus. De plus, si la moyenne d’âge est globalement plus jeune que celle de mon goupe habituel, il y a beaucoup moins de stabilité dans le groupe, vu que l’emplacement change souvent. C’est moins local.

Mais j’ai fait une exception ce mercredi, et pour cause : a) le pub (Saint James Tavern) est à dix minutes à pied de ma maisonnée, b) tous les derniers mercredis du mois, le pub abrite un concert de musique folklorique galicienne, de quoi enchaîner les rangs et les torsades au rythme du son celtique.

(Je m’excuse ardamment pour la qualité des photos, mon appareil est vraiment nul quand il s’agit d’immortaliser des scènes dans la pénombre… Je sais c’est pas bien d’accuser la technologie – vous pouvez cliquer pour les afficher en plus grand).

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Superbe couverture torsadée tricotée par une collègue entre deux pintes.

Superbe couverture torsadée tricotée par une collègue entre deux pintes.

DSC08099DSC08096To resume my presentation of Oxford Knitting Groups, let me introduce the Drunken Knit Wits, which as you may guess quite deserves its name.

Every Wednesay evening, the group meets in a different pub, which is a very nice way to discover the pubs of the city. The only thing is some of the pubs are quite far from my home, and most of the time I am just too lazy and tired to go (considering that I already go to the Fibreworks evening sessions on Tuesday). And even if the average Drunken knitter is younger than at my usual group, there is also quite a lot of turnover and new faces (which is fine, but then it feels less like an actual group) – it is not as local  as the Cowley Rd knitting group.

However, I made an exception last Wednesday, first because the pub (the Saint James Tavern) is only ten-minute walk from my home, and then because on every last Wednesday of the month, the place holds Galician folk music sessions which really makes it a cool setting to knit and cable knit away with Celtic rhythms.

(I really apologize for the crappy quality of the pictures, my camera is really bad when it comes to taking pictures in a dim light… I know I should not blame technology but anyway, you can click on the pictures for bigger versions).

A bit of social knitting – Tricoter à Oxford#1

La jolie ville universitaire qui m’a gentiment accueillie pour cette année a le bon goût d’être très active côté tricot : pas moins de quatre groupes (« tricothés ») dans la cité harrypotteresque. Comble du raffinement, les serial crocheteurs sont cordialement admis (les adeptes du point de croix, eux, se retrouvent embarqués dans des méandres administratifs que je préfère taire).

Mon lieu de débauche hebdomadaire est la boutique Fibreworks, tenue par l’adorable et talentueuse Natasha (Tash). Tous les mardis soirs, le thé coule à flots et les petits biscuits sont de la partie, agrémentant joliment les discussions de tout et de rien et les ébahissements ponctuels sur les projets en-cours ou achevés. Torsades, aiguilles doubles-pointes, tricot dentelle ou gigachunky, la diversité de ce qui se trouve sur les aiguilles est à l’image des participants, étudiants, lycéens, retraités et actifs, jeune maman ou grand-mère en pleine layette. Les effectifs sont parfois complétés d’éléments masculins, plutôt doués lorsqu’il s’agit de tricoter des peluches ou des accessoires pour leurs copines !

Le reste en images :

La boutique

La boutique

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Notez les « tea cosy », très en vogue ici (je planche sur un prototype pour cafetière)

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Prochaine étape, le tricot avec tringles de rideaux

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Commande réalisée par Tash : Pennywise ou Ca

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A suivre, un projet juste fini, et idéal aussi bien pour les débutantes que pour  tricoter en blablas, justement.