Crochet

Groot, Baby, Groot!

Un peu de crochet ici, ça faisait longtemps (en fait je me demande bien si j’ai déjà montré du crochet ici).

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Mardi dernier, j’ai enfin pu aller voir les Gardiens de la Galaxie, après un mois de disette cinématographique, synonyme de vacances dans des coins absolument charmants mais où la V.O. n’a pas exactement pignon sur rue.

Qu’à cela ne tienne, j’ai pu rattraper mon retard et profiter de ce blockbuster des plus enthousiasmants (bon en même temps j’étais déjà chaude vu que dedans il y a Chris Pratt, et Bradley Cooper qui double un raton-laveur).

Mais la vraie bonne surprise, ce fut Groot, cet arbre en CGI (doublé par Vin Diesel) sur lequel je ne misais pas grand-chose niveau charisme, et qui s’avéra une excellente surprise sur tous les plans.

Si comme moi vous avez acheté un ticket pour ce film, vous n’avez pas pu ne pas succomber au charme de Bébé Groot, qui fait une apparition remarquée en fin de métrage sur I Want You Back des Jackson Five.

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Le phénomène Kawai est tel qu’aux dernières nouvelles, Marvel/Disney va sortir le jouet Baby Groot.

Mais on est pas ici pour causer du Made in China en plastique quand on peut faire un peu d’artisanat geek.

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(I want you back, ouhouhouh)

Grâce au blog SmartappleCreations, vous pouvez retrouver un patron (in English) gratuit de Baby Groot.

J’ai apporté relativement peu de changements au modèle, si ce n’est que j’ai préféré réaliser les petites feuilles au feutre et que j’ai crocheté le sol dans une laine de couleur différente, filée main (oui Madame).

Il ira bientôt rejoindre son destinataire, mais moi ça m’a bien donné envie d’en avoir un (ou plutôt de crocheter plein de plantes pour pallier mon incapacité totale à maintenir des plantes en vie – bien aidée en cela par un Mr Republic qui a des conceptions assez réduites sur la botanique).

Pour la fiche technique : la laine de l’arbre est Barisienne (BDF) crochetée en 2,5 (crochet Tulip).

Le sol est de l’alpaga filé main.

La laine pour le feutrage (verte) et les yeux de sécurité viennent de Pain d’Epice, à Paris.

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De la liquidation des restes de laine

Bonjour, bonjour ! Pardon de cette petite absence en ces lieux, non seulement j’ai eu des semaines largement remplies, mais en outre les deux projets tricot qui m’occupent en ce moment sont plutôt longs et fastidieux (jugez plutôt : l’un est composé uniquement de côtes, l’autre de carrés granny).

J’espère revenir vite avec des petites créations à vous montrer, mais aujourd’hui, et pour être dans la continuité de l’article précédent et vous parler de cuisine… en quelque sorte.

 

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Car aux fourneaux comme au tricot, il ne suffit pas d’être un as dans la réalisation de projets d’envergure, il faut également savoir accomoder les restes.

 

Toute tricoteuse, crocheteuse, et même couturière qui se respecte est en permanence confrontée à ce problème : la nécessité impérieuse de vider les stocks, d’écouler les restes, en un mot de faire place nette et de lutter contre l’accumulationite aiguë qui chaque jour la guette un peu plus.

 

Pourquoi des restes de laine ?

Deux explications majeures expliquent ce phénomène de fond. La première, la plus évidente, est qu’il est impossible, tout matheux qu’on soit, de prévoir au 10 cm près la quantité exacte de laine nécessaire pour un projet. Quand bien même ce serait le cas, la laine étant conditionnée sous certains formats bien précis, il n’est pas rare que le moindre bonnet requière d’acheter deux pelotes pour n’utiliser qu’une infime partie de la seconde.

Sauf qu’en plus de cette fatalité tricotine, l’accro des aiguilles aggrave bien souvent son cas à coup d’achats compulsifs de pelote orpheline, qui une fois sur nos étagère a bien du mal à se transformer en projet satisfaisant.

 

Alors que faire ? Que faiiiire ?

Se laisser ensevelir par des demies-pelotes et des écheveaux entamés aux trois quarts ? Non, ma bonne dame ! Des solutions s’impose en matière de liquidation des stocks, ou stashbusting en bon français.

 

a) Les carrés au crochet ! Si vous suivez les blogs tricots, vous avez dû remarquer que beaucoup de tricoteuses s’embarquent dans des défis granny : on prend ses restes, on fait des carrés, toujours des carrés, et… Et après ? Ces carrés se transforment en plaids, en sacs, en tops, en sous-verre ou en housses de coussins !

 

 

Alors c’est sûr, il vaut mieux ne pas être rebuté par l’esprit vintage, les réminiscences du salon de mémé, bref la déco rétro voire un peu gypsy.

 

b) La layette : avec une quasi-pelote, on peut aisément concoter des petits chaussons ou un petit bonnet pour bébés, qui rechignent peu au look bigarré.

 

c) Les amigurumis : si les petites figurines au tricot/crochet exigent souvent une couleur précise pour le corps (couleur chair ou de pelage pour les animaux), dès qu’on décide de leur coller des petits vêtements, on peut se lâcher : le bureau des plaintes du tricot n’a pas encore enregistré de main courante venant de poupée ulcérée d’être vêtue d’un pull orange et violet !

* Fonctionne aussi pour rhabiller les peluches des enfants de votre entourage.

 

d) De manière générale, les accessoires pour lesquelles vous n’exigez pas une harmonie chromatique nickel : les chaussons pour rester à la maison, le bandeau qui tient vos cheveux quand vous faites de la gym ou que vous appliquez votre masque de beauté argile/œuf/yaourt/porridge.

 

Et pour les plus ambitieux, j’ai dégoté ce genre de projets

 

Leftovers cowl – sur Ravelry

D’autres suggestions ?

Bon dimanche à vous !

Défi : tricoter un demi-cadeau d’anniversaire dans le bus !


Je m’explique : ce week-end, je suis allée à une soirée d’anniversaire.

La gente dame soufflant ses bougies a récemment commencé le portugais, du coup, le cadeau s’est vite imposé : ce sera du Saramago, un prix Nobel, pour jouer la sûreté. Si en plus ça parle d’éléphant faisant des périples extravagants, c’est parfait.

Seulement, à la grosse librairie d’Oxford, on fait pas de papier cadeau (gné). Et je prenais le bus dans la foulée pour Londres.

Alors bon, une fois, le prix caché, je trouvais ça un peu tristoune ce livre tout seul, alors j’ai profité de quelques minutes de trajet dans le bus pour améliorer tout ça :

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Crédits photo : une jeune fille bien aimable dans le bus

Heureusement que j’ai toujours un crochet et des restes de laines dans mon sac ! Quelques mailles en l’air plus loin, j’avais mon ruban, à défaut d’emballage, et pompom sur le cadeau, j’ai improvisé un marque-page au crochet, composé de rangs de trois brides et d’un mini-pompom.

Bon, on est d’accord, l’important c’est le bouquin, mais j’étais quand même contente de pouvoir ajouter un petit plus au cadeau avec un minimum de moyens !