Mois: août 2014

Groot, Baby, Groot!

Un peu de crochet ici, ça faisait longtemps (en fait je me demande bien si j’ai déjà montré du crochet ici).

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Mardi dernier, j’ai enfin pu aller voir les Gardiens de la Galaxie, après un mois de disette cinématographique, synonyme de vacances dans des coins absolument charmants mais où la V.O. n’a pas exactement pignon sur rue.

Qu’à cela ne tienne, j’ai pu rattraper mon retard et profiter de ce blockbuster des plus enthousiasmants (bon en même temps j’étais déjà chaude vu que dedans il y a Chris Pratt, et Bradley Cooper qui double un raton-laveur).

Mais la vraie bonne surprise, ce fut Groot, cet arbre en CGI (doublé par Vin Diesel) sur lequel je ne misais pas grand-chose niveau charisme, et qui s’avéra une excellente surprise sur tous les plans.

Si comme moi vous avez acheté un ticket pour ce film, vous n’avez pas pu ne pas succomber au charme de Bébé Groot, qui fait une apparition remarquée en fin de métrage sur I Want You Back des Jackson Five.

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Le phénomène Kawai est tel qu’aux dernières nouvelles, Marvel/Disney va sortir le jouet Baby Groot.

Mais on est pas ici pour causer du Made in China en plastique quand on peut faire un peu d’artisanat geek.

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(I want you back, ouhouhouh)

Grâce au blog SmartappleCreations, vous pouvez retrouver un patron (in English) gratuit de Baby Groot.

J’ai apporté relativement peu de changements au modèle, si ce n’est que j’ai préféré réaliser les petites feuilles au feutre et que j’ai crocheté le sol dans une laine de couleur différente, filée main (oui Madame).

Il ira bientôt rejoindre son destinataire, mais moi ça m’a bien donné envie d’en avoir un (ou plutôt de crocheter plein de plantes pour pallier mon incapacité totale à maintenir des plantes en vie – bien aidée en cela par un Mr Republic qui a des conceptions assez réduites sur la botanique).

Pour la fiche technique : la laine de l’arbre est Barisienne (BDF) crochetée en 2,5 (crochet Tulip).

Le sol est de l’alpaga filé main.

La laine pour le feutrage (verte) et les yeux de sécurité viennent de Pain d’Epice, à Paris.

Oxford, visite guidée (2)

Comme promis, voici la suite de mes bonnes adresses à Oxford, pour manger, boire, dormir et faire du shopping.

J’en profite pour préciser qu’il est en fait assez simple pour un touriste français de se rendre à Oxford depuis Londres, puisque deux compagnies de bus (Oxford Tube et X90) vous y emmènent en moins de deux heures pour environs 20£ A/R (et, gros avantage par rapport au train, plus onéreux, on peut mettre ses bagages en soute et voyager l’esprit léger).

 

Pour ce qui est du logement, je ne serai pas d’un grand secours étant donné que j’étais moi-même logée en résidence étudiante.

 

Newton Guest House

Néanmoins, autant annoncer d’emblée que trouver un hôtel bon marché à Oxford relève de l’impossible, autant que pour Londres ! Plusieurs options dès lors, outre le désormais connu Airbnb : repérer des chambres d’hôtes à Headington, ville limitrophe d’où on peut aisément rallier le centre-ville en bus, ou bien opter pour un B&B qui permet de limiter la casse à Oxford même. Pour information, mes parents logeaient à la Newton House, un B&B à dix minutes à pied du cœur de ville, et ils en avaient quand même pour la modique somme de 109£ / nuit pour une chambre double, certes avec tout confort (Wifi gratuit, chambres impeccables) et petit déjeuner copieux inclus.

(Pour l’anecdote, à deux pas de mon ancien chez-moi, on trouvait un coquet B&B qui après information s’avère être le pire hôtel d’Oxford et probablement l’un des pires du Royaume-Uni, d’où des prix bas auxquels il ne faut surtout pas se fier. Il s’agit du Nanford Guest House, à éviter donc 😉 ).

 

 

 

Pour les restaurants, je suis déjà plus renseignée !

Il faut savoir que l’offre de restaurants à Oxford est de très bonne qualité, de quoi faire pleinement démentir la sale réputation que se traînent les Anglais en la matière. Une des raisons pour cela est sans doute la concurrence réelle que représentent les colleges d’Oxford, qui offrent pour la plupart un service de restauration incroyable, à des lieues de ce que nous autres Français sommes en droit de nous représenter quand nous songeons à des repas scolaires ou administratifs.

Petit palmarès de mes restaurants préférés :

Cuisine du monde*

 

1.Edemame

Une institution à Oxford. De la nourriture japonaise à se damner ! Et oubliez les sushis, qui ici ne sont servis que le jeudi soir ! A Edemame, on mange du curry, du saumon mariné et autres ragoûts aux milles saveurs. Le tout tient sur une carte miniscule, complétée par un ou deux plats du jours. N’oubliez pas de commander également les fameux edemame, ces fèves de soja qu’on gobe avec un peu de sel !

Le plus ? Des prix tout doux (je n’en ai jamais eu pour moins de 12£ par tête en mangeant copieusement) et de bons produits, préparés sur place dans le pur esprit d’une cuisine japonaise sans prise de tête, 100% authentique.

Le bémol (hé oui), c’est qu’on ne peut pas réserver, il faut donc se pointer très en avance pour espérer avoir une table ou être prêt à attendre jusqu’à 30 minutes (et dans la mesure du possible, éviter de venir en groupe conséquent de plus de 5). Dans le même ordre d’idée, on ne s’attable pas vraiment longtemps dans ce restaurant, le concept est plutôt de manger et de filer aussitôt. Pas vraiment l’endroit idéal pour se poser, mais une super expérience tout de même !

Des clients attendant devant Edemame !

 

2. Olie’s Thai

Ce petit restau thai, situé à deux pas de mon ancien chez moi dans l’East Oxford, se paie actuellement le luxe d’être le restaurant le mieux noté de la ville sur Tripadvisor.

Une confiance bien méritée tant cette enseigne est à bien des égards l’homologue thaïlandais du sus-cité Edemame, qui reprend donc la même recette : carte de plats réduite pour une cuisine authentique et préparée sur place, le tout pour une salle qui ne doit pas excéder les 15 couverts, et une addition très raisonnable à la clef.

A l’inverse d’Edemame, on peut réserver chez Olies’ Thai, le problème c’est que parfois il n’y a pas de table disponible avant longtemps, surtout pour le soir – une adresse victime de son succès !

 

*Pub gastronomique

Mon pub préféré pour manger est sans conteste le Magdalen’s Arms, qui avait le bon goût d’être mon voisin. Pas hyper central, comptez sur les bus ou sur quinze minutes de marche depuis le cœur de ville pour vous y emmener, mais je vous garantis qu’il vaut le coup. Les bières sont bonnes et la carte élaborée à partir de produits de saison (la carte change tous les jours et entre le midi et le soir).

 

Pas un pub, mais une adresse également sympa avec une carte faite selon le marché, le Turl Street Kitchen est également une valeur sûre, situé cette fois en plein centre-ville.

 

Et pour manger sur le pouce ? Une pie de chez Pie Minister, dans les halles d’Oxford (ils font des versions allégées de ce plat national, et on les en remercie !).

Plutôt burgers ? Sur Cowley Road, Atomic Burgers propose des burgers customisables (avec version steak végétarien, bœuf ou poulet) à l’effigie de grandes figures de la culture pop, depuis le Joker aux Blues Brothers, le tout dans un décor rempli de geekeries !

 

Pour ce qui est de boire de bonnes bières, Oxford est pleine de ressources, au grand bonheur de ses étudiants. Il serait inutile de faire une liste complète mais j’ai beaucoup aimé le Rusty Bicycle, le St James Tavern (qui propose de nombreuses sessions musicales) et le Isis Farmerhouse le week-end. Sans compter les nombreux pubs du côté de Jericho et en centre-ville (notamment le Turf Tavern, institution historique).

Isis Farmerhouse

 

Je voulais faire une dernière section Shopping faisant la part belle au tricot, malheureusement c’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris que ma boutique préférée de laines en ville, Fibreworks, avait fermé brutalement ses portes il y a quelques jours, sans que j’en connaisse encore les raisons. Beaucoup de mes souvenirs dans cette ville se retrouvent dans cette, comme en témoigne ce blog.

 

Si des tricoteuses venaient néanmoins à se trouver en rade à Oxford, il y a une mercerie très coquette, Darn it & Stitch en cœur de ville.

Une bonne idée cadeau si vous vous trouvez en ville est de filer chez Illyria Pottery, un studio de poterie au cœur de Jericho (le magasin a aussi quelques articles sur Etsy) où vous trouverez de jolis mugs, des vases, des bijoux – idéal pour un cadeau fait-main qui soutient les artisans locaux ! (En prime, la boutique est superbe et il y a un petit chat qui y traîne tout le temps !). La propriétaire est adorable et peut vous montrer son atelier et son four au sous-sol ! La boutique propose également des cours de poterie.

(J’ai un superbe bol à laine fait sur commande de là-bas)

 

Pour des fringues vintage, direction la splendide friperie Reign Wear sur Cowley Road, située entre plusieurs charity shops, de quoi se rhabiller sans se ruiner !

 

Voilà, ces deux articles pour des raisons évidentes ne sauraient résumer mon année passée là-bas, il s’agit plus d’un condensé non-exhaustif de bonnes adresses et d’idées en tout genre pour ceux qui auraient la bonne idée d’y faire un tour !

 

Apprendre le tricot à un enfant #crashtest

Coucou la compagnie !

Un petit post de vacances pour vous relater une expérience de vacances : apprendre le tricot à une enfant.

La plupart des tricoteurs auxquels j’ai pu parler me racontent souvent qu’ils ont appris le tricot marmot, la plupart du temps avec leur mamie – de là, certains ont accroché et continué, d’autres ont laissé tomber plusieurs années avant que le démon ne les reprenne.

Il faut dire que le tricot d’il y a quelques décennies n’a plus grand-chose à voir avec le tricot tel qu’il se pratique aujourd’hui chez les jeunes.

Quand ma mamie a tenté de m’apprendre le tricot, il fallait en passer par l’écharpe au point mousse en acrylique rouge, sur du matériel pas toujours adapté du reste. Le découragement était alors aisé.

Aujourd’hui, on peut employer des méthodes plus sympas, mais la difficulté principale demeure : un enfant, ça se lasse vite.

Mon cobaye ces derniers jours était une petite fille de sept ans, très gentille et toujours prête à tester des nouveaux trucs, surtout avec les adultes.

Elle et moi avons un long passif de loisirs créatifs : perles, pâte polymère, dessins, collage de serviettes en papier et j’en passe.

Pour le tricot, j’avais quelques idées sur la manière de m’y prendre :

LE MATERIEL

Bon, sur la laine à choisir, on se met vite d’accord sur de l’acrylique à deux sous, de préférence des restes. On essaie de trouver une couleur qui plaît, qualité Sport pour que ça monte vite sans être trop délicat à manier.

Pour les aiguilles, Addi fabrique des aiguilles pour enfants colorées, à la taille adaptée. L’avantage c’est qu’une paire d’aiguilles a deux couleurs différentes, ce qui constitue un repère non négligeable au début. Si on ne peut pas se procurer ces aiguilles, l’idée d’une paire bicolore me paraît vraiment adaptée.

Vient ensuite la question du projet à lancer, qui pour des raisons évidentes doit effectivement tabler sur un rectangle au point mousse.

L’écharpe me semble vraiment un tricot trop long d’emblée.

Autres options : écharpe pour un doudou, headband pour l’enfant/pour un doudou.

Personnellement, j’ai opté pour plus riquiqui encore pour commencer les bases du tricot tout en ayant un mini-projet à a clef et non pas un simple échantillon à détricoter : le nœud papillon ! 

8 mailles, un rectangle au point mousse, un fil enroulé au centre et hop là ! Un petit nœud à mettre sur un sac, sur une barrette ou autre.

Photo du 15-08-14 à 12.27

On a même été plus loin à vrai dire puisque on a ensuite tricoté à quatre mains une mini-besace sur laquelle mettre les nœuds.

Mode d’emploi :

– monter 20 mailles sur deux paires d’aiguilles  et tricoter deux carrés au point mousse.

– Puis, continuer quelques rangs sur un des carrés, en diminuant ensuite d’une maille tous les rangs jusqu’à ce qu’il reste six mailles sur l’aiguilles.

Ne pas oublier de coudre un bouton et de faire quelques mailles serrées au crochet pour faire une boutonnière !

Pour la bandoulière, j’ai simplement utilisé de longs brins de laine que j’ai tressés.

A ce stade, votre serviteur se sent trop bête car elle a oublié de prendre ledit sac en photo avant que la petite ne reparte.

Heureusement, les outils informatiques font aujourd’hui merveille et peuvent pallier mon oubli :

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Hem. Non, il n’est pas « trop mal fait » il épouse parfaitement l’aspect irrégulier des mailles parfois un peu anarchiques de ma petite élève.

Bilan ? Un brin mitigé – je pense que l’expérience lui a plu, mais surtout parce qu’elle a eu son sac au bout des quelques jours – sac qui de fait a été sur la fin bien plus tricoté par moi que par elle, histoire d’être dans les temps avant son départ ! C’est sûrement également un peu dû à son impatience, probablement partagée par plusieurs enfants d’ailleurs. A sept ans, on commence tout juste l’apprentissage sérieux et systématique mais l’idée de perfectibilité, de persévérance et  d’erreur peuvent être encore laborieuses, surtout pour ce qui semble être du pur loisir !

Et vous, vos expériences à la matière ça a donné quoi ?

Filer un premier amour

Avant de revenir à mon interlude touristique sur Oxford, il me fallait vous montrer ce à quoi j’occupe parfois mes studieuses vacances depuis quelques jours.

Pour mon anniversaire, j’ai eu un superbe cadeau, un rouet ! Et pas une antiquité de brocante à la roue voilée dont je n’aurais su quoi faire, un beau rouet tout neuf et moderne, le Fantasia de Kromski, dégoté à la baïonnette sur leboncoin auprès d’une jeune femme que l’expérience du filage n’avait finalement pas convaincue. Quant à moi, j’en suis toujours à expliquer ma nouvelle lubie à ceux qui me prennent pour une survivaliste néophyte.

Je vous présente donc le Fantasia :

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Comme on peut assez vite le constater, il n’a pas vraiment un look rétro (j’aime pourtant beaucoup les rouets de princesse, d’ailleurs Kromski en fait des superbes) mais de belles courbes modernes. Et surtout il fonctionne au poil.

Je me suis donc installée face à la mer (photo à la fin) avec une belle grosse mèche de mouton BFL achetée à Oxford et hop en avant le pédalage !

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Quelques temps après, j’avais un premier fil en bobine.

 

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Il faut savoir que le filage, c’est comme le tricot, le crochet, et même la couture : tout est une question de tension !

Mon fil ici est un peu irrégulier, mais correct ! On appelle ça un fil célibataire (traduction libre du single). Pour lui conférer plus de solidité, on pratique un retors (ply), c’est-à-dire qu’on le tord avec un autre fil (2 ply).

Là encore, il faut apprendre à maîtriser la tension – on voit sur mon fil que la torsion n’est pas la même partout – globalement mon retors est un peu mou du genou !

 

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Et voilà ce que ça donne tricoté en échantillon – voit quelques irrégularités mais dans l’ensemble j’en suis contente, il est bien doux et promet de donner un tricot bien chaud !

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Sur ce, je vous laisse, je suis en train de filer la toison de Coco, un gentil alpaga de l’Oxfordshire – mais ceci est une autre histoire (je n’oublie pas non plus le tricot !).

Et en bonus, une petite vue de l’île de Groix (enfin on la voit au fond !) :

 

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