Mois: mai 2014

Manchester sous toutes ses coutures

En ce moment, le moins qu’on puisse dire c’est que j’ai un peu la bougeotte : le week-dernier, j’ai sauté dans un train, direction Manchester, où je n’étais jamais allée.

Bon, la raison principale de ce petit voyage était un concert de Nine Inch Nails (oui c’était fort sympathique, merci !) mais j’en ai profité pour faire également 48 heures de tourisme.

 

Préambule :

Manchester est de taille suffisamment modeste pour parcourir la ville à pied et en voir les principales attractions.

Corollaire : ne mettez pas un orteil dans cette ville sans un bon parapluie et des souliers qui ne craignent pas la pluie. Vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenus.

Plus sérieusement, la ville n’est pas d’abord facile, entendez par là que je ne peux pas la décrire comme une belle ville, à l’inverse d’Oxford par exemple. L’ancien (très belles façades industrielles) et le très nouveau (et parfois très pas beau) s’y entremêlent avec plus ou moins de bonheur – néanmoins une énergie très intéressante se dégage de l’ensemble, et beaucoup de quartiers ont beaucoup de surprises à offrir.

Idées promenades et shopping

LE coin sympa de Manchester reste le Northern Quarter, cet ancien quartier industriel regorgeant désormais de cafés sympas, de charity shops et de petites boutiques.

Deux endroits ont attiré mon attention : le Craft Centre, un joli bâtiment (verrière) abritant un ensemble de studios occupés par des artistes vendant leur créations fait-main : bijoux, céramique, tricot… Le tout à des prix vraiment honnêtes (les bijoux étaient de l’ordre de 20£). En prime, un petit café sympa !

Pour les tricoteuses et crocheteuses, direction Port Street, où vous trouverez Purl Yarn City, une jolie boutique pleine de laines locales et de marques plus connues. J’ai craqué pour un mélange laine/alpaga du Yorkshire (et d’autres trucs encore, mais je vous en reparle très vite).

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Bien sûr, pour des virées shopping plus conventionnelles, vous trouverez un Primark massif sur Market Street, à quelques encâblures du Arndale Shopping Centre – ne vous inquiétez pas, il doit faire à peu près un huitième de la ville, vous ne pourrez pas le manquer !

Les pauses culture

Les musées de Manchester ont pour la plupart l’avantage d’être : gratuits – et ce même pour les expositions temporaires – et family-friendly, comme on dit en bon français, avec moult activités pour les enfants.

Mon trio gagnant :

Le MOSI, musée de l’industrie et sa  galerie du textile, où l’on voit les vieilles machines des manufactures textile à l’œuvre, mais également tout le processus et les objets liés à la commercialisation et à l’export, sans oublier un exposé sur des aspects spécifiques du textile comme la teinture. Il plaira beaucoup aux enfants !

La John Ryland’s Library, une formidable bibliothèque aux allures de cathédrale, qui organise très souvent des événements et expos pour dynamiser le lieu. Pour vous donner une idée, lorsque j’y étais, il y avait une après-midi tea party des années 1940, avec scones et cours de danse à la clef (en marge d’une exposition sur la guerre).

Le  People’s History Museum, qui est en réalité un musée de l’histoire des luttes sociales, avant la Seconde guerre mondiale (révoltes dans le monde industriel, syndicalisme, suffrage des femmes) et après (droits des femmes/gays, sécurité sociale et Etat-Providence). La muséographie peut sembler un peu brouillon (et assez sombre) parfois mais se veut pédagogique – les préadolescents et les ados y trouveront probablement plus leur compte que de très jeunes enfants.

(Bon, il y a un musée du football aussi, mais même en me forçant j’ai du mal à faire semblant de m’y intéressant, même pour faire couleur locale et me soûler dans un pub).

Et s’il pleut vraiment trop fort ?

Vous pourriez avoir envie de vous faire une toile !

Deux options : une « art et essai », Cornerhouse, sur Oxford Street – tickets à petits prix et bonne ambiance !

Si vous êtes plutôt tenté par un gros blockbuster qui tache, direction The Printworks, situé sur un ancien site industriel. Néon, Hardrock Café et cocottes en mode Enterrement de vie de jeune fille, ça n’est pas du meilleur goût, mais c’es assez rigolo !

 

(photo trouvée sur le Net)

Une petite faim ?

J’ai déjeuné au Marble Arch, à quelques minutes de marche du Northern Quarter – cuisine de pub savoureuse et bières artisanales (qu’on peut également boire dans un bar du Northern).

La ville possède également un Chinatown conséquent où vous pourriez trouver votre bonheur !

 

Pour le logement, j’ai dormi deux nuits en auberge de jeunesse en plein Northern Quarter, Hatters, aux dortoirs propres et fonctionnels, petit-déjeuner inclus et pas mal d’espaces communs. C’est l’option petit budget !

 

 

N’hésitez pas à partager vos expériences de Manchester ici ! J’étais très contente d’y passer deux jours !

Amsterdam hors des canaux battus

Avertissement préalable : vous voyez le genre de personne vissée à son appareil photo, en particulier en vacances, qui immortalise chaque moment, jusqu’à prendre un cliché des toilettes des restaus ?

 

Bon, hé bien ce n’est pas vraiment moi – et je plaide coupable, je n’ai pas de smartphone pour pallier partiellement cette flemme photo ! Alors d’avance, je m’excuse, mais ce billet ne ressemblera pas vraiment à ce qu’on trouve sur certains blogs de bonnes adresses, avalanche de belles images à la clef.

 

Donc, Amsterdam, en un week-end.

Au niveau de l’hébergement, j’ai préféré opter pour la chambre chez l’habitant via Airbnb. Il faut dire que la plupart des hôtels « bon marché » (comptez quand même minimum 80 euros pour une chambre double avec sanitaires privés) ont une politique de réservation plutôt enquiquinante, soit qu’il faille réserver trois nuits ou les nuits du samedi et du dimanche.

 

Nous avons donc passé deux nuits dans une charmante famille à iJburg, un grand quartier résidentiel et familial situé sur une île artificielle, remarquable par son architecture contemporaine et ses friches, qui en font un ensemble urbanistique aussi intéressant qu’agréable – belle météo oblige, on a même pu aller à la plage !

L’île est à dix minutes du centre-ville avec le tramway.

 

Pour une autre expérience architecturale, l’Entrepotdok à l’Est de la ville devrait également vous satisfaire – il s’agit d’un canal bordé d’entrepôts reconvertis en logements et bureaux.

D’une manière générale, se promener à l’Est permet d’échapper au tumulte du centre-ville et s’avère très plaisant. Si vous poussez un peu, vous pourrez vous relaxer dans l’Oosterpark et boire une bière dans la brasserie artisanale au pied du moulin De Gooyer.

 

Bien sûr, nous avons aussi arpenté le centre-ville et le quartier rouge ! Le pittoresque (indéniable !) de ce dernier est tout de même à mon avis un peu terni par les hordes de touristes bruyants et passablement intoxiqués, sans oublier les cyclistes sans pitié qui vous frôlent les gambettes à chaque seconde, avec plus ou moins d’élégance. En un mot, c’est aussi rigolo que lassant et potentiellement étouffant.

Au rang des passages obligés, nous avons bien sûr tenu à faire le Rijksmuseum, qui attire des millions de touristes notamment grâce à ses Rembrandt (la Ronde de Nuit, c’est un peu la Mona Lisa d’Amsterdam) et ses Vermeer, mais qui réserve plein d’autres bonnes surprises, avec un petit côté Victoria&Albert Museum (entendre par là, des galeries qui font la part belle à la vaisselle, aux bijoux, et même aux maisons de poupées) et un étage consacré au 19e siècle de très bonne tenue (j’ai pu notamment y découvrir Isaac Israëls).

 

Et bien sûr, le Jordaan, ses canaux, ses petites, ses petits cafés, constitue également une chouette escapade dans le cœur de ville.

 

Petit précis amstelledamois à l’usage des noobs :

– Les musées sont très chers pour l’accès aux collections permanentes. Comptez environ 15 euros le tarif plein. Il existe un pass, Iamsterdam, à 40 euros, encore faut-il être sûr de l’amortir (la météo a vraiment eu raison de nos escapades musées).

– Niveau restaurants, j’ai été déçue ; il faut savoir que la plupart des restaurants sont tout bonnement fermés le midi (là où les prix peuvent être avantageux, y compris dans les bonnes enseignes). Les locaux se rabattent alors sur les brasseries /eetcafés, qui ne sont pas forcément bon marché.

Reste le Chinatown, à deux pas du Quartier rouge, qui dépanne drôlement : notre cantine pour ces deux jours a été un petit restau indonésien (LA cuisine exotique hollandaise), le Bunga Mawar. Petite carte, fait-maison, petits prix !

*Dans le même ordre d’idée, sachez qu’on ne demande pas d’eau en carafe aux Pays-Bas.

 

 

Alors, Areyoumsterdam ?

Tricoter à Amsterdam

Bonjour, bonjour – ou plutôt Hallo devrais-je dire, en souvenir du week-end que je viens juste de passer à Amsterdam avec mon amoureux.

Les temps forts de ce merveilleux interlude hollandais figureront dans un prochain article, mais pour l’heure je voulais rédiger un billet à l’intention des tricoteuses qui voudraient mettre le cap sur cette capitale.

 

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Je précise que ça a déjà été fait, et de manière bien plus exhaustive que ce que je m’apprête à rédiger, donc pour l’annexe tricot du Routard, vous pouvez jeter un œil à cet article du blog Evelyne Spirou.

 

Il y a deux boutiques de laine à Amsterdam, je n’en ai visité qu’une, Penelope Craft, située dans une très belle rue, tranquille et ombragée (Kerstraat 117), à deux pas du Rijks – parfait pour se faire plaisir après une excursion culturelle.

 

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La boutique propose une grande gamme de superbes laines, des plus locales (j’y reviens tout de suite) au plus superstars (Madelintosh, Cascade). Le tout dans cette déco qui caractérise les jolies boutiques de laines indé, très épurée, un brin scandinave, peuplée de beaux plaids et autres amigurumis mignons.

Mention spéciale à la petite pancarte qui précise « Unattented partners will get a beer and free WiFi » – mais Mister Republic a eu trop peur de pénétrer cette antre de la laine et a attendu gentiment dehors le temps que je fasse mon casse !

 

Dans mon panier, il y avait donc :

– Deux écheveaux de laine teints à la main Loret Karman, des produits locaux hollandais ! Malheureusement, je n’ai pas pu mettre la main sur sa petite série de Dutch Palette, des écheveaux teintés d’après des toiles de grands maîtres hollandais.

J’ai choisi des couleurs unisexe, avec peut-être une écharpe en vue qui servirait à l’homme et moi pour nous rappeler le séjour !

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– Et le petit craquage qui va bien, un écheveau de soie tweedée BC Garn, une marque danoise cette fois que je n’avais jamais rencontrée au cours de mes emplettes tricotesques !

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C’est également dans cette boutique que se déroule un tricothé le jeudi !

L’autre boutique s’appelle De Afstap, je n’y ai donc pas été mais j’ai lu qu’elle proposait les laines Loret Karman en plus d’une grosse sélection de fils Rowan. Elle est située à deux pas du joli quartier Jordaan.

 

…Comment ça c’est pas de la laine qu’il faut rapporter d’Amsterdam !?

De la liquidation des restes de laine

Bonjour, bonjour ! Pardon de cette petite absence en ces lieux, non seulement j’ai eu des semaines largement remplies, mais en outre les deux projets tricot qui m’occupent en ce moment sont plutôt longs et fastidieux (jugez plutôt : l’un est composé uniquement de côtes, l’autre de carrés granny).

J’espère revenir vite avec des petites créations à vous montrer, mais aujourd’hui, et pour être dans la continuité de l’article précédent et vous parler de cuisine… en quelque sorte.

 

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Car aux fourneaux comme au tricot, il ne suffit pas d’être un as dans la réalisation de projets d’envergure, il faut également savoir accomoder les restes.

 

Toute tricoteuse, crocheteuse, et même couturière qui se respecte est en permanence confrontée à ce problème : la nécessité impérieuse de vider les stocks, d’écouler les restes, en un mot de faire place nette et de lutter contre l’accumulationite aiguë qui chaque jour la guette un peu plus.

 

Pourquoi des restes de laine ?

Deux explications majeures expliquent ce phénomène de fond. La première, la plus évidente, est qu’il est impossible, tout matheux qu’on soit, de prévoir au 10 cm près la quantité exacte de laine nécessaire pour un projet. Quand bien même ce serait le cas, la laine étant conditionnée sous certains formats bien précis, il n’est pas rare que le moindre bonnet requière d’acheter deux pelotes pour n’utiliser qu’une infime partie de la seconde.

Sauf qu’en plus de cette fatalité tricotine, l’accro des aiguilles aggrave bien souvent son cas à coup d’achats compulsifs de pelote orpheline, qui une fois sur nos étagère a bien du mal à se transformer en projet satisfaisant.

 

Alors que faire ? Que faiiiire ?

Se laisser ensevelir par des demies-pelotes et des écheveaux entamés aux trois quarts ? Non, ma bonne dame ! Des solutions s’impose en matière de liquidation des stocks, ou stashbusting en bon français.

 

a) Les carrés au crochet ! Si vous suivez les blogs tricots, vous avez dû remarquer que beaucoup de tricoteuses s’embarquent dans des défis granny : on prend ses restes, on fait des carrés, toujours des carrés, et… Et après ? Ces carrés se transforment en plaids, en sacs, en tops, en sous-verre ou en housses de coussins !

 

 

Alors c’est sûr, il vaut mieux ne pas être rebuté par l’esprit vintage, les réminiscences du salon de mémé, bref la déco rétro voire un peu gypsy.

 

b) La layette : avec une quasi-pelote, on peut aisément concoter des petits chaussons ou un petit bonnet pour bébés, qui rechignent peu au look bigarré.

 

c) Les amigurumis : si les petites figurines au tricot/crochet exigent souvent une couleur précise pour le corps (couleur chair ou de pelage pour les animaux), dès qu’on décide de leur coller des petits vêtements, on peut se lâcher : le bureau des plaintes du tricot n’a pas encore enregistré de main courante venant de poupée ulcérée d’être vêtue d’un pull orange et violet !

* Fonctionne aussi pour rhabiller les peluches des enfants de votre entourage.

 

d) De manière générale, les accessoires pour lesquelles vous n’exigez pas une harmonie chromatique nickel : les chaussons pour rester à la maison, le bandeau qui tient vos cheveux quand vous faites de la gym ou que vous appliquez votre masque de beauté argile/œuf/yaourt/porridge.

 

Et pour les plus ambitieux, j’ai dégoté ce genre de projets

 

Leftovers cowl – sur Ravelry

D’autres suggestions ?

Bon dimanche à vous !