Mois: avril 2014

Twister la robe à mémé

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Quand j’ai vu cette robe (à gauche) dans une de mes friperies préférées à Oxford (Reign Wear pour ne pas la citer), je n’ai pas su résister.

 

Et puis, le coup de tête passé, j’ai enfin aperçu la longueur incertaine, la ceinture blanche en plastique toute fine et pas pratique, et surtout, surtout, le haut type petite chemise de pensionnaire, avec combo col claudine et manches longues.

 

Restait que l’étoffe me plaisait bien, que c’était une plissée-soleil (que les magazines de mode ont eu le génie de remettre à la mode il y a quoi, deux ans ?) et qu’elle avais des pois !! Alors j’ai lancé une menue opération de sauvetage pour redonner un coup de jeune à cette robe.

 

Le problème, c’est que moi et à la couture… C’est pas la cata, mais c’est pas l’amour fou non plus, la preuve avec ce petit mème que j’ai concocté il y a quelques jours :

 

 

 

 

sewing

 

Pour faire vite, n’ayant pas sous la main les petites souris de Cendrillon, j’ai dû compter sur ma fidèle Jacqueline, une Janome Green qui fait très bien son boulot, quoique pas mal au chômage technique depuis que je suis en Angleterre.

 

Après quelques sueurs froides, j’ai considérablement raccourci la robe pour une longueur genou, raboté les manches pour leur rajouter un biais rouge et les froncer (trèèès) légèrement et surtout, surtout, j’ai viré la ceinture affreuse, fait des passants plus gros à partir des chutes de tissu et j’ai cousu une ceinture rouge à partir d’une cotonnade Eurodif (le malheur des Parisiens que de ne parfois seulement pas connaître le mot Eurodif !).

 

Le résultat est loin d’être nickel, mais au moins ma robe est bien plus portable et, joie, assortie à mes Chie Mihara rouges improbables, comme tout droit sorties d’un Almodovar –  décrochées à la baïonette lors d’une enchère ebay.

 

Alors que demander de plus ? Une photo portée ? Alors, attention, ce qui va suivre a une très haute teneur en sexisme désuet, âmes modernes s’abstenir :

 

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Comme dirait Eric Zemmour « C’est pas ma faute, c’est la robe ».

La revue de presse du tricot (Radio)

Le tricot, véritable phénomène de mode (sisi !), s’invite parfois dans les médias avec plus ou moins de bonheur.

Je vous propose deux émissions de radio qui traitent intelligemment de ce passe-temps, une anglaise et une française.

 

Source : new.wesufm.org

 

Côté britannique, la BBC 4 (l’équivalent de France Culture) a consacré une émission de trente minutes au tricot : origine, idées reçues, projets les plus fous (le tricot en prison,…). Le tout avec des intervenants de qualité et de super interludes musicaux !

Si vous avez envie de vous cultiver sur le tricot et de faire un peu d’anglais, c’est par .

 

 

Côté français, c’est plus léger mais tout aussi savoureux. La série de France Culture « Les Pieds sur Terre », qui élabore toujours des mini-reportages sur des sujets souvent loufoques, a suivi le tricothé d’un PMU bien rural.

 

knithacker.com

Pour écouter les tricoteuses du Chambon-sur-Lignon, c’est ici.

Tricoter au masculin

Pour honorer ce mois d’avril destiné à sensibiliser l’opinion aux cancers dits masculin (rappel ici)(au passage je n’ai toujours reçu aucun des beaux pénis que vous avez tricotés mesdames, j’espère que ce n’est qu’un retard de la Poste), je vous propose de lancer un sujet-choc : les hommes qui tricotent dans la culture populaire.

Pour vous, j’ai mené l’enquête :

Le plus poilu :

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Gromit (je ne pouvais pas ne pas honorer mon pays d’accueil)

Le plus testostéroné

Russell Crowe

Le plus sexy (in-con-tes-ta-ble-ment) (probablement le plus promo aussi)

Paul Rudd (il fait chaud là, non ??)

Le plus gênant


Chris Parnel (à droite)l, dans Cinq ans de réflexion (que je recommande à tous ceux qui ne l’ont pas vu !)

Le plus excentrique


Gene Simmons (Kiss) ? En fait non, une vieille pub pour des chaîne hi-fi !

Le plus authentique


David Arquette

Le plus insaisissable :


Ryan Gosling, le beau gosse qu’on ne présente plus, a déclaré à de nombreuses reprises aimer tricoter (probablement un pan de son éducation mormone). Problème : aucun cliché de notre acteur fétiche la main dans le sac (à ouvrage) n’est disponible. Cela n’a pas empêché l’imagination des internautes de galoper et de développer un véritable un mème Internet autour de la passion de Ryan pour ses aiguilles. Morceaux choisis (et traduits)

« Je me suis aperçu qu’un de tes écheveaux n’avait pas le bon bain, alors j’ai été t’en prendre un autre.

Laisse-moi bobiner cet écheveau pour toi, comme ça tu peux commencer ton prochain tricot !

LE SAVIEZ-VOUS ? Pour l’anecdote, seuls les hommes étaient autorisés à tricoter dans les guildes.

Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les indiquer en commentaire pour étoffer la liste.

Sur mes aiguilles (à feutrer) : Gaspard

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J’ai récidivé à domicile pour apprivoiser le feutrage de la laine – ou laine cardée , après une petite virée à Pain d’Epices.

 

J’ai essayé le feutrage à partir de la laine de mouton simple et non pas de mouton mérinos – elle feutre et s’agglomère bien plus vite, mais pour un toucher plus sec et bien plus duveteux (donc potentiellement moins précis pour les détails).

C’est à chacun(e) d’aviser en fonction de son projet et du rendu qu’il préfère !

 

Et pourquoi Gaspard ? Donner des prénoms humains à des animaux est chez moi et mon amoureux plus qu’une passion, c’est un sacerdoce ! Le baptême de ce petit ours s’est vite imposé !

 

Et en bonus, une photo du making of que j’avais postée sur FB :

 

Bon, je pense avoir obtenu mon flocon de laine ès « Feutrage à l’aiguille », pour le DUT construction d’igloo on repassera par contre !

 

Bon dimanche à tous !

Le bonnet de Gwen Stacy – traduction du modèle en français

Un des premiers tricots que j’avais posté ici était un cadeau, le bonnet de Gwen Stacy tel qu’on peut le voir dans The Amazing Spider-Man.

Piqûre de rappel :

 

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Plusieurs versions de ce bonnet, dont le modèle est disponible gratuitement à cette adresse, ont essaimé sur la Toile, mais finalement assez peu en comparaison d’autres poids lourds de la faction « Films pour midinette et tricot », composée entre autres des mouffles de Bella que vous apercevez sur cette photo ou encore du bonnet Hermione Granger que j’ai repéré de nombreuses fois.

 

C’est peut-être dû au fait que le modèle n’est disponible qu’en anglais puisque l’idée de cumuler torsades, jetés, diminutions et noppes dans la langue de Shakespeare peut faire un peu peur pour ceux et celles qui n’ont jamais tricoté dans cette langue.

 

Suite à quelques demandes reçues sur ce blog et ailleurs, j’ai donc décidé de traduire le modèle en français.

 

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Il est donc désormais disponible, et cela peut être une bonne nouvelle pour vous si :

– Ce modèle vous plaît mais vous ne voulez pas tricoter en anglais

– Ce modèle vous plaît et vous voulez gentiment vous mettre au tricot en anglais, dans ce cas vous pourrez vous lancer avec les deux versions sous les yeux pour vous habituer.

– Ce modèle vous plaît mais vous ne savez pas tricoter du tout, par contre votre tante/maman/mamie se débrouille très bien, mais en français uniquement.

 

Pour l’obtenir, contactez-moi via le formulaire de contact, pour l’instant. J’ai sollicité plusieurs fois l’auteure du patron en anglais via Ravelry pour lui demander une autorisation, qui ne m’a jamais répondu. Puisque le patron est gratuit, je ne pense pas outrepasser ses droits en vous proposant de me contacter pour quelque chose qu’elle ne propose pas, à savoir la version française de ce patron. Je ne le mets en revanche pas totalement en libre accès, en attendant de voir si elle finit par me répondre.

 

Alors bon tricot, vous pouvez désormais innonder la blogosphère de ce bonnet, sauce bleu-blanc-rouge !

 

Psst : et pour les étourdis, vous pouvez désormez retrouver le blog sur les réseaux sociaux – pour papoter achats de matériel, photos de making of, bons plans et autres événements. Cliquez sur les icônes en haut à droite !

Lapinou de Pâques et feutrage à l’aiguille

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La semaine dernière, avant de prendre quelques semaines de vacances loin de la Perfide Albion, je me suis rendue à un cours-atelier de ma boutique de tricot préférée à Oxford, The Fibreworks, pour apprendre une technique qui m’intriguait de plus en plus : le feutrage de la laine, ou la laine cardée ou, pour le dire en bon français, le needle-felting.

 

Le principe consiste à mettre en forme de la laine cardée mais non filée pour créer des sculptures 3D, à l’aide de plusieurs aiguilles spéciales.

En gros, on essaie de passer de ça :

 

A ça :

 

 

Autant dire que cette pratique s’apparente à première vue à de la magie, mais à force de patience et avec un peu d’imagination, ça fonctionne, et ça devient très addictif.

 

Pour se lancer, le groupe auquel je participais disposait d’une prof plus que compétente et adorable, Gretel Parker, une référence au Royaume-Uni pour la technique du feutrage à l’aiguille. Je vous laisse découvrir son univers en fin d’article. Elle a un style très graphique et coloré, mais en farfouillant sur Etsy vous découvrirez des œuvres saisissantes de réalisme. Nous avont fait chacune un lapin de Pâques aux couleurs acidulées, avec des parti-pris esthétiques très… différents (j’ai pour ma part tenté de reproduire un petit lapin-bélier).

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En France, j’ai l’impression que le feutrage à l’aiguille ne prend pas trop pour le moment, alors qu’il offre une technique de choix, notamment pour réaliser des cheveux de poupées/d’amigurumis.

Si néanmoins vous êtes sur Paris et que cette technique vous interpelle, une seule adresse : Pain d’Epices à Paris, situé Passage Jouffroy (IXe), qui propose tout le matériel (made in France) mais aussi des stages d’initiation (le prochain est le 12 avril). Si vous êtes de passage, la boutique vaut le détour rien que pou ce beau passage couvert et pour son ambiance complètement rétro pleine de bric-à-brac pour maisons de poupées.

 

Références

Site de Gretel Parker (qui a publié un livre sur le feutrage à l’aiguille)(et elle fait de chouettes illustrations pour mômes)

Boutique Pain d’Epice à Paris

Tricoter contre le cancer des testicules

Et si on parlait zizi, bite, vit et autre quéquette ? Un des groupes tricot d’Oxford, les Drunken Knit Wits (j’en parle ici et ici) a décidé de se mobiliser pour une nouvelle bonne cause, à savoir la recherche contre le cancer des testicules. En effet, le mois d’avril a été déclaré mois de sensibilisation à ce cancer.

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Quelques chiffres :

En France, on compte plus de 1500 cancers de ce type par an. Il reste donc rare, mais représente 1/3 des cancers de l’homme jeune.

 

Pour ce faire, plusieurs activités ont été mises en œuvre, notamment la campagne Knitting Takes Balls (formidable jeu de mot puisqu’en anglais balls désigne tout à la fois les couilles et les pelotes).

Le principe : apprendre aux hommes (volontaires ! La preuve en image ci-dessous) à tricoter, fabriquer des objets pour les donner au profit de l’association, lors d’un grand quiz de charité …. . Et en prime, un projet d’envergure, une couverture composée de carrés pénis du meilleur goût.

 

Alors comment participer :

1 – En faisant un don à l’adresse suivante (pas de minimum, alors à votre bon cœur) pour soutenir les vaillantes tricoteuses investies dans le projet. L’intégralité de la somme ira à la Male Cancer Awareness Campaign.

2 – En partageant (voir des zizis tricotés sur vos réseaux sociaux ou votre blog, ça ne vous tente pas ?)

3 – En tricotant, pardi – voici le patron de nos penis squares, tricotés en aiguilles no 4. Vous pouvez en faire un et me contacter pour envoi postal voire pour remise en mains propres.

Quelques liens

La page FB Knitting Takes Balls

Le site de la Male Cancer Awareness Campaign

 

 

Quelques photos

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La campagne dure tout le mois d’avril, alors c’est parti 😉 Et d’avance, un grand merci à ceux qui contribueront au projet, d’une manière ou d’une autre !