Mois: février 2014

Emplettes créatives

Après mon petit billet sur ma virée à Londres, qui a dépassé les simples limites du tricot, je me devais de revenir aux fondamentaux. Durant ce WE, le PIB de la Republic of Wool a un peu fondu, pour le bien commun.

Du plus tricotesque au moins utilitaire, nous avons donc :

 

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De la laine bien sûr ! Tout droit sorties des étagères de Loop. De gauche à droite et de bas en haut, cela donne :

a) De l’alpaca chunky (mon péché mignon) bleu vif de chez Misti Alpaca, marque que je découvre. Comment résister à cet écheveau ultra dodu et hyper doux ?

b) Deux écheveaux de Metallico de chez Blue Sky Alpaca, coloris Gold Dust (j’ai également un faible pour les belles laines à reflets dorés, j’en recause bientôt). Mélange de soie et d’alpaca, autant dire de la belle came. Je compte bien les transformer en mini-cape (ou shoulderette pour parler en bon français).

(*Note aux Parisiennes, on la trouve parfois chez Lil Weasel)

c) De la laine à chaussettes (Tosh Sock) de chez Madelinetosh, que je découvre également. L’occasion d’un baptême de chaussettes, très probablement.

 

Et puis, un peu de littérature :

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Je dois dire que j’achète très peu de livres de couture, tricot, crochet. Je trouve que dans le domaine Internet a permis une offre incroyable, tout en permettant à des particuliers de se lancer, de commercialiser leurs patrons, bref c’est un peu sur la Toile que ça se passe désormais et je suis parfois un peu pantoise devant la laideur ou la banalité de certains modèles proposés dans les livres du commerce.

Et puis des fois, heureusement, il y a des exceptions :

My Crochet Doll d’Isabelle Kessedjan, pour faire des poupées trognonnes et leurs accessoires :

Les mises en scène des photos ont dû contribuer à me faire craquer, il est vrai.

 

L’autre, Creative Cabling de la marque Debbie Bliss, propose des modèles sublimes (et j’adore leurs laines). :

J’ai jeté mon dévolu sur ce modèle, à tricoter en chunky, il a déjà la laine qui attend sagement.

 

Et puis enfin, j’aime de plus en plus chiner des objets de déco vintage pour deux sous qui rappellent le créatif, le manuel – et Camden Passage s’est avéré un petit paradis :

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La légende de l’illustration « Monsieur l’agent arrêtez le train, j’ai laissé ma laine à l’intérieur » (1915). 4£

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(Règle Rabone, compas Moore&Wright – seules les bobines, de la fin du XIXe siècle, viennent du marché de Portobello). 25£ pour le tout !

London Knitting (et autres adresses sympas)

(NB : pour cause désolante d’oubli d’appareil, ce post sera quasiment exclusivement illustré via l’Internet magique, avec bien entendu les liens et références de chaque photo).

(Les photos de mes emplettes seront pour un prochain article)

Vendredi et samedi, petite virée en amoureux dans la bruyante et bruissante capitale anglaise. J’en ai profité pour faire un crochet par la station de métro Angel pour me rendre à la boutique de laines et tricot Loop. Et je ne le regrette pas ! D’abord parce que le magasin se trouve en plein Camden Passage (rien à voir avec le trop bondé et plus vraiment alternatif Camden Market), qui abrite tous les samedis un très sympathique marché d’antiquités (beaucoup plus pratiquable pour un samedi que le trop bondé et plus vraiment alternatif Portobello Market qui, s’il reste une référence sérieuse en matière d’achats vintage, est malheureusement noyé sous les stands à touristes vraiment désagréables).

(Source : Yelp)

Revenons à notre laine de mouton ! Loop, c’est tout simplement le passage obligé pour les tricoteuses de passage à Londres, c’est l’équivalent d’un superbe magasin de bonbons pour accros des aiguilles. Beaucoup, beaucoup de choix, des marques absolument pas commercialisées en France (même si vous retrouverez vos chouchous Malabrigo, entre autres) et une déco très douce, peuplée de coussins tricotés et d’amigurumis de toutes tailles et de toutes sortes.

En un mot, un endroit qui vaut le coup d’œil, même sans dégainer le porte-monnaie !

Source : Kitty Couture

**

Et puisque j’en suis à partager mes coups de cœur londonien, je fais une entorse à la constitution républicaine pour sortir du tricot.

RESTAURANT

Harwood Arms

Le Harwood Arms est le seul pub de Londres à pouvoir se prévaloir d’une étoile au Michelin. C’est un alliage idéal pour profiter d’une cuisine de qualité dans la pure tradition de la gastronomie anglaise. De bons produits locaux savamment revisités, un cadre rustique qui suggère le domaine de chasse sans tomber dans le mauvais goût, un service sympa, bref une excellente adresse qui connaît un beau succès depuis quelques années déjà.

Source : noreservation

Le restaurant est situé sur la District Line, à Fulham Broadway.

Niveau prix, commander à la carte vous coûtera une quarantaine de livres par tête de pipe, mais nous y avons déjeuné en semaine en prenant le menu du jour entrée-plat-dessert à 25£ (20£ pour entrée-plat /plat dessert). Nous avons eu droit à une soupe de choux-fleurs aux amandes avec muffin salé, du mouton avec des artichauts et une crème au romarin, et un entremet à la menthe avec petit biscuit au chocolat. Des produits qui n’ont pas forcément ma préférence de base mais si bien cuisinés que je me suis régalée de l’entrée jusqu’au dessert !

HOTEL

Ce n’est pas vraiment un plan-miracle, difficile de se loger à Londres en chambre double avec sanitaires à moins de 100£ la nuit – j’avais trouvé The St James Backpackers, situé à deux pas de Earls Court, et au bout du compte le rapport qualité-prix fut bon pour cette chambre double au sein d’une auberge de jeunesse. 100£ la nuit tout pile, un accueil agréable et un petit déjeuner inclus.

MUSEE

Le Tate Britain – je ne pousserais pas l’outrecuidance jusqu’à qualifier la visite du Tate Britain de bon plan, mais enfin il est bien agréable de visiter ce musée de bon matin quand il n’y a pas un chat. Quitte à choisir un musée à visiter lors d’un WE londonien, ça reste un choix sûr. Les salles sont de taille modeste et bien agencées pour une visite tranquille. Les galeries Turner et William Blake sont des must-see, mais vous ne bouderez pas votre plaisir devant les tableaux de Constable, quelques chouettes Bacon, Sickert, et bien d’autres découvertes au gré de vos déambulations (les œuvres commencent en 1500 jusqu’à nos jours).

 

Des bonnes adresses londoniennes, amis lecteurs ? (pour le tricot ou autres)

Catwoman et le tricotin

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1992.

Tim Burton revient aux commandes d’un film Batman, plus à l’aise dans cet univers, moins gêné aux entournures, il se lâche alors et décide de composer quelques genèses de méchants bien de son cru. En plus d’un Pingouin bien dégueu, le réalisateur foufou nous gratifie d’une Catwoman aussi sexy que dérangée. Et la transformation de la timide Selina Kyle en femme-félin-fatale est restée dans les mémoires.

Au cas où elle ne serait pas dans la vôtre, petite séance de rattrapage :

En plus de pas être trop nulle quand il s’agit de dégainer la machine à coudre pour se faire une belle combi en PVC, la belle Michelle Pfeiffer n’est pas en reste niveau déco, transformant son signe néon culcul Hello There en un Hell Here qui sied désormais bien mieux à sa routine !

Du coup, on m’a soufflé l’idée pour inaugurer ma vague de mots tricotinés (c’est plus funky que les prénoms, et les bébés de mon entourage ont des prénoms interminables), et en une après-midi c’était plié :

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Hell(o) (t)here a été tricotiné avec de la laine acrylique Omega de chez Lang (un fil bien lisse idéal pour ce genre de bêtises). Pour changer de couleur avec un tricotin, il suffit de couper votre fil de pelote no1, faire un nœud avec le fil de la seconde pelote et d’y aller doucement en moulinant au niveau du nœud.

Enfantin, qu’on vous dit.

Avez-vous déjà tricotiné d’autres mots que des prénoms ?

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God Save the Republic of Wool

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Vous l’avez peut-être remarqué, mais désormais la lecture en anglais du blog se fait via l’onglet sur votre droite (au passage, mille mercis à Camille/Mamie du superblog decoudvite pour ses précieux conseils).

Pourquoi traduire ce blog ? Parce que vivant encore pour quelques mois en Angleterre au milieu de folles tricoteuses, il me paraissait important de pouvoir aussi m’adresser à elles (et à eux !), vu que je ne conçois pas cet espace comme un simple portfolio de mes réalisations où le texte n’aurait qu’une importance minime et illustrative.

Ca me permet aussi de garder un contact avec la traduction bien utile pour mes études – en quelques semaines je suis devenue bilingue sur le plan du tricot, alors ce serait fort dommage de ne pas en profiter.

* * *

Je profite de cette note d’intendance (!) pour dire à tous ceux qui ont envie de tricoter dans la langue de Shakespeare que ce n’est vraiment pas la Manche à boire ! J’admets que vivre sur place m’a donné une réelle motivation pour m’y mettre mais il faut bien convenir que la blogosphère tricoteuse est en grande majorité anglophone, et les modèles sympas aussi ! (même si Phildar et BdF cocorico ne sont pas en reste).

Pour s’y mettre en douceur, il y a le crochet, très facile à maîtriser dans les deux langues puisque il n’y a que très peu de gestes à retenir (le seul souci c’est la différence entre les abbréviations UK/US). C’est une bonne première transition.

Sinon, vous avez ce petit lexique bilingue sur le blog de Knitspirit.

– Il paraît un peu long et indigeste à première vue, mais sachez qu’en réalité on a besoin de très peu de choses. Sur tous les modèles que j’ai pu tricoter en anglais, il suffisait de savoir que knit (k) et purl (p) correspondent à la maille endroit et envers, que garter stitch est du point mousse et stockinette stitch (stst) du jersey (+ ribbing= les côtes), que casting on est le montage et casting off/bind off est le rabattage.

Increase et decrease pour les augmentations/diminutions, et ma foi vous pouvez vous lancer dans pas mal de modèles, en regardant sur la Toile quand quelque chose vous semble un peu du Chinois (C3B = torsade de trois avec les mailles en attentes derrière / ssk = ggt, yo = yarnover : jeté).

Sachez également que la plupart des enseignes qui proposent des cours d’initiation au tricot et autres ateliers offrent des cours pour apprivoiser les modèles anglais.

Sur ce, un excellent dimanche (de tricot bilingue, qui sait), je vais profiter du soleil radieux qui nous laisse du répit dans la vague d’innondations récentes.

Et on se retrouve très vite pour un moment de parodie ciné au tricot, avec ma petite pitchoune chat qui reprend la pose une dernière fois avant de rejoindre son destinataire.

Les Aventures du tricotin magique

J’ai succombé à la mode, qui comme toute mode ne fait que reprendre ce qui était passé de mode, et j’ai succombé au tricotin !

Oui mais attention hein, un tricotin mécanique à manivelle ! Autant je trouve les tricotins en bois très mignons, autant j’ai du mal à ne pas leur préférer leurs homologues modernes très simples d’emploi. On y perd en dimension artisanale, mais le geste du tricotin me semble vraiment trop monotone (un peu comme si vous préfèreriez presser des citrons pour faire une limonade pour 50 convives alors qu’il y a des presse-argumes électriques pour deux sous dans le commerce).

Je me lance gentiment dans des projets pour égayer mon petit espace de vie :

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(La pitchoune reprend la pose pour l’occasion et mon petit doigt me dit que vous la reverrez bientôt)

Bon, il y a encore du progrès à faire niveau mise en forme et finitions, mais le tricotin c’est ultra simple. Le plus dur pour moi ça a été de trouver la pince et le fil de fer à mettre à l’intérieur (le magasin de bricolage c’est un peu l’épreuve du feu quand on vit en centre-ville et dans un pays étranger).

Mine de rien, une liste de projets s’accumule pour mon nouveau joujou, du plus utilitaire au plus foufou,  la suite des aventures du tricotin ne s’arrêtent pas là !

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*A Toy for my Valentine*

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M. Republic a une grande qualité quand on parle de calendrier. Son anniversaire tombe à peu près en même temps que la Saint-Valentin – du coup il est très facile pour moi de me planquer derrière le jour de sa naissance pour ricaner des gens qui accorderaint trop d’importance à cette fête trop commerciale !

Cette fois, j’ai pris les aiguilles pour lui fabriquer un petit quelque chose ! Je voulais une idée en rapport avec les chats, j’étais même partie sur un cosy mug félin, mais entre nous il n’en a pas vraiment l’utilité au quotidien et mon cadeau aurait été vite oublié dans un tiroir ou une poche de manteau.

Alors je me suis lancée dans quelque chose de purement non-utilitaire, j’ai tricoté une petite poupée.

Peut-être certains arpenteurs de Ravelry reconnaissent-il le design de cette petite pitchoune-chat : il s’agit en effet d’une création de Tatyana Korobkova au sein de sa série de « Tanoshi Toys », qui décline cette petite poupée de bien des façons :

(c) Tatyana Korobkova (source Ravelry)

Alors quand j’ai vu ce petit chaton perdu dans cet univers onirique ma foi très poétique, ni une ni deux j’ai déboursé les quatre euros nécessaires à sa fabrication (le patron est payant et en anglais).

Il faut dire que je bave déjà sur plein d’amigurumi (ces petites peluches en crochet), mais je dois dire que je n’aime jamais le rendu sur des personnages humanoïdes, je trouve la maille simple un peu trop visible et grossière. Là, c’est parfait, du jersey bien lisse !

Voyons quelques avantages de ces petits Tanoshy Toys :

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a) C’est quand même très choupi !

b) C’est accessible à un niveau débutant ! Sisi ! La seule condition est d’apprendre à manier des aiguilles doubles-pointes, de surcroît assez fine, car toutes les parties sont tricotées en rond. Il faut toujours un projet derrière l’apprentissage de nouvelles techniques, celui-là vous motivera peut-être.

c) C’est un excellent projet pour écouler ses restes de laines ; la poupée ne mesurant qu’une dizaine de centimètre. La seule couleur qu’il faut vraiment avoir de la bonne teinte à mon avis, c’est celle de la peau : ni trop rosée, ni trop blanche, plutôt quelque chose de beige/vanille. A part ça, un chat peut être blanc, noir, roux, rayé ! Idem pour les cheveux de la petiote !

d) Le patron est je crois une bonne première prise en main pour faire un jouet, et offre bien des perspectives de customisation !

Je n’ai fait que des modifications cosmétiques par rapport au modèle de base, j’ai notamment laissé tombé le petit bidou blanc pour lui faire un corps rayé, et j’ai légèrement modifié les longueurs de bras/queue/intérieur d’oreilles. Et je lui ai fait une petite écharpe en feutrine !DSC08168 D’ailleurs je pense que quand on sait crocheter on peut se passer de faire le moindre détail au tricot doubles-pointes (monter six mailles sur 3 DPN, c’est un peu sportif), un petit crochet fait aisément l’affaire.

On peut lui laisser sa pure fonction décorative, mais je me vois bien en faire de nouvelles versions en accessoire de sac, ou en y cousant un petit pochon !

En tout cas ça m’a vraiment lancée sur la création de poupée au tricot, j’adore. En bonus DVD, une photo du making-of :

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(Pour ceux qui se demanderaient : oui elle a du blush ! Et pour celles qui se demanderaient : ma crèmerie en la matière c’est M.A.C.)

Vous tricotez quoi pour la fête des amoureux ?

EDIT de Saint-Valentin (!) La pitchoune fait partie du Knit-Along (KAL) organisé par le Panda tricoteur, sur le thème « Dans mes bras » autour des amigurumis. N’hésitez pas à aller voir ses créations.

L’article sur le KAL montre une belle variété d’amigurumis plus mignons les uns que les autres.

Tricoter Dickens

Je viens de refermer il y a quelques jours Tale of Two Cities (Le Conte de Deux Cités en français… ) de Charles Dickens, et je dois  avouer avoir versé des larmes sur les dernières pages, et encore plus sur la dernière phrase – j’attends de voir quelques adaptations ciné pour me faire une idée, mais rendre l’univers de ce curieux roman historique dans un film doit être plutôt casse-gueule.

Ce n’est pas pour ça que je parle de ce roman ; ceux qui sont familiers de ce livre le savent déjà, mais Tale of Two Cities met en scène une Tricoteuse (ces femmes du peuple qui regardaient les têtes tomber sous la lame de guillotine entre deux rangs de jersey) !

La terrible Madame Defarge tricote en effet avec une constance à vous glacer le sang et qui plus est, code en tricotant, sa manière de faire les mailles décidant du sort des victimes de la République/Terreur. Sympa hein (moi aussi j’aimerais pouvoir faire passer des secrets en alternant le point endroit et le point envers) ? Bon dans le livre, justice est faite puisqu’elle finit plutôt mal.

Alors bien sûr, si Tale of Two Cities était un tricot ce serait :

(Mais pourquoi la fleur de lys ?)

Un magnifique bonnet phrygien pardi ! Rouge, légèrement feutré, sa forme originale vous couvrira les oreilles pendant les premiers jours de ventôse. Et avec ça, on échappe pour sûr à la guillotine !

Bon, oui, c’est un peu dur à assortir, c’est vrai.

Alors, consolez-vous, puisque certains créateurs de patrons ont inventé des modèles de peluches ultra choupinettes sorties tout droit des romans de Dickens.

Photo : Alan Dart

Et il y a même une (gentille cette fois) tricoteuse, Mrs Peggotty de David Copperfield !

(Patrons disponibles sur Ravelry pour la modique somme de 5$)

(Le prochain article sera justement sur un jouet que j’ai tricoté !)

Vous connaissez d’autres romans classiques qui mettent en scène le tricot ?

 

A bit of charity knitting#1 Stitches for Bitches*

(*la femelle du chien voyons ;))

Aujourd’hui je vous parle d’un événement caritatif organisé samedi dernier au pub Big Society à Oxford. L’idée était de faire un knit-in pour lever des fonds en faveur du gros refuge animalier de la région, the Oxfordshire Animal Sanctuary. Tout en vendant des bricoles pour toutous, des accessoires de mode et des petits cupcakes, de joyeuses tricoteuse enchaînaient les carrés de quinze centimetres de coté et les assemblaient afin de confectionner de grosses couvertures douillettes pour les animaux du refuge.

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Vous allez me dire que faire de jolies couvertures bariolées pour nos amies les bêtes ca fait un peu mémères à chien comme délire (je ne tricote pas de couvertures pour mon chien).C’est vite oublier que les animaux arrivent dans ces refuges dans un état souvent peu glorieux. Entre le stress et la peur, l’hypothermie voire la gale, un lit confortable semble un minimum, et faute de couvertures, les animaux dorment sur du papier journal. La demande est d’ailleurs venue du refuge.

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Bon, je vous montre mes deux chefs-d’oeuvre de l’apres-midi, un magnifique carré beige au point mousse et un autre chiné en jersey. Au total, 9 grosses couvertures ont pu etre assemblées, à quelques carrés d’une dizième, sans compter les 80 £ récoltées pour le refuge.

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Je partage ce genre d’événement car j’ai tendance à penser que ces élans caritatifs spontanés sont tres courants en Angleterre et finalement extrêmement faciles à mettre en place et à décliner en France. Un café sympa, une tirelire, une cause, des tricoteuses/crocheteuses et en avant Guingamp. Alors qui sait, j’ai bon espoir d’exporter le tricot au grand coeur (qui commence il est vrai à se développer meme chez nous) ou de donner des idées.

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Un bonnet de super-héros, ou presque (# tuto – intarsia cabling)

Je reviens avec un bonnet, encore un, et toujours pour offrir !

C’est un bonnet pour un fan de comics, mais je ne me sentais pas vraiment de réaliser un bonnet avec gros logo bariolé et siglé – on se lasse facilement, c’est plus compliqué pour draguer, bref, les inconvénients me paraissaient nombreux.

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Alors, à défaut d’un bonnet de super-héros, j’ai fait un bonnet qui suggérait plus ou moins cet univers (du moins sa face vintage), notamment dans le choix des couleurs. Et oui, le jaune et le rouge, c’est Flash, Iron-man, et surtout côté femmes, Wonder Woman ! Le gris rappelle aussi les combis Lycra d’un autre âge, comme celles de Batman avant que son costume ne se fasse armure dernier cri.

Et puis surtout, il y a ces torsades contrastantes me direz-vous ! Elles ont été très amusantes à faire, et permettent de rendre un tricot un peu monotone (aka un bonnet côtes + jersey gris) en projet plus stimulant.

Alors, comment fait-on ? Il suffit de maîtriser le jacquard et les torsades.

# Explications torsades contrastantes

– Si vous voulez rester sur une torsade « classique » (trois mailles mises en attente et croisées avec trois mailles), il vous faut simplement mettre six mailles dans une couleur différente du reste de votre tricot, et faire votre torsade sur six mailles tranquillement, en prenant soin de toujours garder vos six mailles contrastantes tout du long.

Vous pouvez observer que ce n’est pas ce que j’ai fait, j’ai simplement mis trois mailles à chaque fois d’une couleur différente. Dans ce cas-là, c’est à vous de déplacer et balader votre torsade au gré de vos envie !

Par exemple :

Si je prends mes trois mailles rouges (torsade de droite sur le bonnet), et que les mets en attente sur le devant de l’ouvrage, la torsade se déplace à gauche, plus ou moins violemment selon le nombre de mailles grises avec lesquelles on la croise.

Si je prends mes trois mailles rouges et que je les mets en attente derrière l’ouvrage, alors la torsade rouge se retrouve logiquement en-dessous de la partie grise et va continuer sa route vers la droite.

Pour avoir la torsade qui repart vers la droite sans être croisée avec la partie grise, il faut mettre en attente les mailles grises avant la torsade contrastante derrière l’ouvrage, et croiser avec les mailles rouges !

Et pour le reste, on tricote toujours le rouge avec du fil rouge et le gris avec du fil gris !

J’espère que c’est à peu près clair, dites-moi si vous voulez essayer mais que vous ne comprenez rien aux explications.

Pour ma part, je compte bien répéter l’expérience, je trouve que ça rend bien sur des tricots de couleur claire.

* Bonnet simple pour homme ou femme*

La laine utilisée pour le bonnet est du merinos de chez Lang (un peu plus de deux pelotes).

Tricotée avec des aiguilles 4 pour les côtes et 4,5 pour le corps du bonnet (fil tricoté en double).

J’ai monté 110 mailles et j’ai tricoté assez longtemps avant les diminutions pour avoir un modèle bien tombant/slouch.

Photo du 30-01-14 à 12.02

Tada- un bonnet de presque super-héros avec des torsades colorées !

Et si vous n’êtes pas convaincus par mes torsades veineuses et vadrouillantes, voici un modèle sur Ravelry qui adopte la torsade colorée de manière plus conventionnelle :

Here and there, by Veera Valimaki.

***

I knitted another hat, another (birthday) gift, a few days ago!

The hat is for a comics fan, but I did not really feel like knitting an actual super hero hat with a gaudy logo,  he might have grown tired of it and let’s face it, it might be a tricky accessory when it comes to chatting up a nice girl.

So I did not exactly knit a super hero hat, rather a super hero-inspired hat, with colours that suggest the vintage universe of comics, as yellow and red are the signature colours of the Flash, Iron-man and Wonder-Woman (let’s not forget girls). The light grey reminded me of the Spandex Batman costume, when he had not yet decided to wear serious, armour-like stuff.

And then come the intarsia cabling! They were quite fun to knit and made a rather dull project (stockinette stitch hat) into a motivating knit!

Making intarsia cabling only requires intarsia and cabling skills (!). So how do you do it?

– If you want to make  classic cable on six stitches (C3B/F) then you just have to knit six stiches in a different colour and then do your cabling as usual.

That is not what I did however, I chose only to knit three stiches in a different colour to create « random cabling ».

For instance, if I take the three red stitches from the above hat, and do C3F with them, then the cabling will go to the left.

If I put these three stitches and to C3B with them, then the red cable goes to the right but under the grey part of the hat.

If I want the red cable to go to the right on top of the grey part, then I have to C3B with grey stitches that come before the red stiches.

Apart from that it is pretty simple, the red stitches are always knitted with the red yarn and the grey with grey yarn.

Just let me know if you want to try it but find that my explanations don’t make any sense. Personnally, I will do it again, I think it looks cool on light, neutral colours.

The hat itself is knitted with Lang superwash merinos (a little more than two balls), I casted on 110 stitches with 4mm needles for the ribbing, then I switched to 4,5mm and doubled up the yarn. I knitted in stockinette stich for a while before starting the decreases to have a slouch hat.

If you are not totally convinced by my vein-like, wandering cables, here is a Ravelry pattern by Veera Valimaki that used intarsia cabling in a more conventional way!